La psy de la femme de chambre qui accuse DSK de tentative de viol dit avoir la certitude que sa patiente dit la vérité

"Le viol a bien eu lieu", déclare Mariama Diallo dans une interview publiée sur le site internet de Paris Match.Nafissatou Diallon "ne ment pas. Je n'ai absolument aucun doute, elle a dit la vérité. Je connais ce genre de femmes, je viens de la même ethnie, on parle la même langue", déclare-t-elle.

Vue de l\'hôtel Sofitel à New York où une femme de chambre dit avoir été agressée sexuellement par DSK
Vue de l'hôtel Sofitel à New York où une femme de chambre dit avoir été agressée sexuellement par DSK (AFP - Monika Graff)

"Le viol a bien eu lieu", déclare Mariama Diallo dans une interview publiée sur le site internet de Paris Match.

Nafissatou Diallon "ne ment pas. Je n'ai absolument aucun doute, elle a dit la vérité. Je connais ce genre de femmes, je viens de la même ethnie, on parle la même langue", déclare-t-elle.

La psychothérapeute, qui parle le peul, a été mandatée le 4 juillet dernier par l'avocat de l'accusatrice de l'ancien directeur général du Fonds monétaire internationale pour suivre la jeune Guinéenne, qu'elle a rencontrée plusieurs fois depuis cette date.

L'avocat de Dominique Strauss-Kahn, William Taylor, qui a donné mercredi une conférence de presse à New York, et la défense de son accusatrice continuent à donner des versions totalement divergentes des rapports médicaux sur l'épisode.

"Le dossier médical est vide", dit Taylor
"Le dossier médical de l'accusatrice est vide. Il n'y a aucune preuve. Pas de blessure à l'épaule, pas de marques de violences, pas de bleus", a déclaré William Taylor.

Le 1er juillet dernier, Kenneth Thompson, l'avocat de la jeune Guinéenne de 32 ans, avait donné un compte rendu radicalement différent de ce qui se serait passé le 14 mai dernier dans la suite 2806 du Sofitel de New York.

Le procureur a des photos, selon Thompson
Dominique Strauss-Kahn a "d'abord saisi ses seins et a commencé à l'attaquer" avant de "saisir son vagin avec tant de force qu'il l'a blessée" et a déchiré les ligaments de son épaule en la plaquant violemment au sol, avait-il dit.

"Quand elle est allée à l"hôpital, les infirmières ont vu ces blessures. Des photos ont été prises, le procureur a ces photos en sa possession." "Il lui a déchiré un ligament de l"épaule, et elle aura peut-être besoin de chirurgie. Depuis le premier jour, elle dit qu"elle a mal à l"épaule", avait ajouté Kenneth Thompson

Dans ce contexte, l'audience devant le juge, qui aurait dû avoir lieu le 18 juillet et qui a été reportée au 1er août, ne devrait pas permettre de percée.

"Aucune décision ne devrait être prise, le juge ne devrait rien dire de définitif", a assuré William Taylor.