Dominique Strauss-Kahn entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur sa société d'investissement LSK

Une enquête pour escroquerie et abus de bien sociaux avait été ouverte en 2015, un an après la liquidation de l'entreprise dont l'ancien ministre était PDG.

Dominique Strauss-Kahn à une réunion au siège du FMI à Washington, le 19 avril 2017.
Dominique Strauss-Kahn à une réunion au siège du FMI à Washington, le 19 avril 2017. (YURI GRIPAS / REUTERS)

L'affaire LSK va-t-elle rattraper Dominique Strauss-Kahn ? L'ancien patron du FMI a été récemment entendu sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre le témoin et le mis en examen, a confirmé son avocat Jean Veil à L'Express, mardi 16 juillet. LSK est le nom de la société d'investissement qu'il avait créée au Luxembourg avec un ami financier, Thierry Leyne, et dont il était le PDG.

En 2014, Thierry Leyne s'était suicidé en se jetant d'une tour à Tel Aviv (Israël). Quelques semaines plus tard, Dominique Strauss-Kahn avait démissionné et la société avait été déclarée en faillite. L'ancien ministre des Finances avait expliqué au Parisien que son associé avait contracté "une série d'emprunts excessifs".

"Une bonne nouvelle" estime son avocat

En 2015, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour escroquerie et abus de biens sociaux, à la suite du dépôt de plaintes par des créanciers de LSK.

"Que mon client n'ait pas été mis en examen, c'est une bonne nouvelle puisque cela prouve que rien dans le dossier ne permet de le faire", a réagi Jean Veil auprès de L'Express, assurant qu'il était nécessaire que Dominique Strauss-Kahn ne soit pas entendu comme simple témoin car il est nommément cité par les plaintes des parties civiles.

"Je suis content que la justice prenne enfin en compte notre plainte de juin 2015", a déclaré de son côté Mathieu Croizet, avocat de deux des trois plaignants, espérant que Dominique Strauss-Kahn soit ensuite mis en examen.