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Affaire DSK : Epstein menace de diffuser la vidéo de la "danse de la victoire"

Le journaliste américain, qui a relancé la thèse du complot contre l'ancien directeur du FMI, demande au Sofitel de diffuser une vidéo montrant un responsable de l'hôtel et un homme se congratuler.

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France Télévisions
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Dominique Strauss-Kahn à Sarcelles (Val-d'Oise), le 9 octobre 2011. (MIGUEL MEDINA / AFP)

"Si Accor refuse de la rendre publique [la vidéo] dans sa totalité, je m’en chargerai moi-même", menace Edward Epstein. Ce journaliste américain, auteur d'une enquête publiée samedi 26 novembre dans la New York Review of Books et dans laquelle il évoque la possibilité d'un piège visant DSK dans l'affaire du Sofitel, maintient la pression sur le groupe hôtelier Accor, qui gère les Sofitel.

Dans une interview accordée à Paris Match.com, Edward Epstein propose lundi 28 novembre de diffuser lui-même les images montrant un employé de l'hôtel de Manhattan et un autre homme se congratuler, le 14 mai, après avoir écouté le récit de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui a accusé Dominique Strauss-Kahn de l'avoir violée.

"J’attends le feu vert de mes sources, mais j’ai bon espoir de l’obtenir mardi 29 novembre. Auquel cas, je proposerai la diffusion de la vidéo à des émissions américaines de grande écoute comme le 'Charlie Rose Show'" sur la chaîne publique de télévision PBS, explique le journaliste.

Accord dit ne pas avoir vu de "danse" 

"J'ai pu visionner seconde après seconde tous les enregistrements vidéo dont ont disposé les enquêteurs et je peux vous dire ceci : si la vidéo de la danse de la victoire effectuée pendant plusieurs minutes par Brian Yearwood, le chef des services techniques du Sofitel, et un inconnu est rendue publique, je ne serai plus le seul à penser qu'il y a eu complot", estimait dimanche Edward Epstein dans un entretien accordé au JDD

Le groupe Accor, propriétaire de l'hôtel, a affirmé samedi avoir passé en revue les mêmes bandes, sans y voir l'homme danser. "Ce document a été versé au dossier puisqu'il est écrit dessus 'document protégé par le tribunal'", s'est défendu le journaliste. "En réalité, ces faits [la danse] ont duré 8 secondes, sans qu'aucune extraordinaire danse de fête n'ait pu être constatée", a précisé la direction du Sofitel dans un communiqué publié dimanche. 

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