Attaque d'un commissariat lors des émeutes en juin : quatre jeunes condamnés à des peines de un à deux ans de prison

Pour la procureure, la mort de Nahel "n'a été qu'un prétexte pour un déchaînement de haine sans précédent".
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le tribunal de Versailles, le 5 février 2016. (OLIVIER BOITET / LE PARISIEN / MAXPPP)

Quatre hommes âgés d'une vingtaine d'années ont été condamnés, jeudi 4 avril, par le tribunal correctionnel de Versailles à des peines allant de un à deux ans de prison ferme pour leur participation à l'attaque du commissariat d'Elancourt (Yvelines) fin juin. Après la mort à Nanterre le 27 juin de Nahel, 17 ans, tué à bout portant par un policier lors d'un contrôle routier, des émeutes avaient embrasé de nombreuses villes à travers le pays et des bâtiments publics avaient été pris pour cible.

A Elancourt, avec un véhicule de police brûlé, des dommages au commissariat, à des arrêts de bus et à des commerces, les dégâts causés représentent plus de 100 000 euros, a rappelé la présidente du tribunal. Pour la procureure, la mort de Nahel "n'a été qu'un prétexte pour un déchaînement de haine sans précédent".

Un seul prévenu relaxé

"Je trouve ça aberrant", a affirmé Me Chloé Rueff, l'avocate de deux des prévenus, qui a assuré à l'AFP après la décision du tribunal qu'elle allait faire appel pour l'un de ses clients, placé sous mandat de dépôt. "Il y a des événements qui se sont produits le soir des faits que l'on ne peut pas leur attribuer, mais qu'on a voulu punir", argue-t-elle.

A Elancourt, un groupe d'une trentaine de personnes aux visages masqués ont attaqué un véhicule de la police municipale, l'aspergeant d'un liquide inflammable qui a pris feu au contact d'une étincelle de mortier d'artifice. Les cinq prévenus ont tous reconnu leur présence sur place au moment de certains des faits, mais niaient avoir participé à la préparation des bouteilles d'essence ou aux tirs de feux d'artifice. Un seul d'entre eux a été relaxé, le parquet estimant qu'il était le seul dont la participation active n'était pas prouvée.

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