La collision entre un TGV et un TER près de Pau due à un défaut de signalisation

Il ne s'agit pas d'une erreur du conducteur du TER, hypothèse un temps envisagée.

Le TER et le TGV accidentés, à Denguin (Pyrénées-Atlantiques), le 19 juillet 2014.
Le TER et le TGV accidentés, à Denguin (Pyrénées-Atlantiques), le 19 juillet 2014. ( MAXPPP)

La collision entre un TGV et un TER à Denguin, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques), le 17 juillet, est due à un signal passé au vert, annonce la SNCF, vendredi 25 juillet. Il ne s'agit pas d'une erreur du conducteur du TER, hypothèse un temps envisagée.

Francetv info revient sur les conclusions de l'enquête interne menée sur cet accident qui a fait 40 blessés, dont quatre graves. 

Le conducteur hors de cause

"On sait maintenant que le TER [qui a percuté ensuite un TGV] a démarré au feu vert et qu'il n'a pas franchi un feu rouge", a  déclaré Alain Krakovitch, directeur général Sécurité de la SNCF. Mais le fait que le signal passe au vert avait conduit le TER à se mettre en mouvement alors qu'il aurait dû rester à l'arrêt.

Alain Krakovitch confirme que le conducteur n'a donc pas franchi le signal au rouge avant de repartir à vitesse normale. "Le signal était bien au vert quand le TER est reparti", a-t-il précisé.

Un incident électrique encore inexpliqué

Les premières conclusions de l'enquête interne établissent que ce signal était passé au vert en raison d'un "défaut d'isolement intervenu sur deux fils de la chaîne électrique commandant le signal""Maintenant, il va falloir que l'on sache pourquoi on a eu ce défaut d'isolement. A ce stade, c'est encore trop tôt pour le dire", a ajouté Alain Krakovitch. L'incident électrique, très "exceptionnel", n'a pas non plus été entraîné par l'intervention d'un agent de maintenance, a-t-il indiqué.

Le circuit électrique en question se trouvait à l'intérieur d'une guérite dite de cantonnement, qui a pu être révisée jeudi lors d'une expertise menée en présence d'enquêteurs du Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), d'experts judiciaires et de représentants de la SNCF.

Ce défaut d'isolement va entraîner dans l'immédiat la révision avant le 10 août de 3 000 guérites de cantonnement qui n'ont pas été vues depuis le début de l'année, puis de l'ensemble des installations de cantonnement en France, au nombre de 10 000.