Déraillement du TGV : un freinage trop tardif en cause

Quatre mois après le drame qui a fait 11 morts et 42 blessés en Alsace, la SNCF a confirmé que l'accident était dû à une erreur humaine.

Les visages fermés, ils font bloc, les uns serrés contre les autres. Les familles de victimes et de rescapés sont venues à Paris demander des comptes à la SNCF. Ils veulent comprendre comment le 14 novembre dernier, un TGV a pu dérailler à Eckwersheim (Bas-Rhin) et faire 11 morts et 42 blessés. Le groupe de transport ferroviaire a confirmé qu'un freinage trop tardif était responsable du drame.

12 secondes déterminantes

Le TGV devait commencer son freinage au kilomètre 400, mais a freiné un kilomètre trop tard. Une marge de 12 secondes qui aura été fatale. Il s'agit donc d'une erreur humaine. "Le débat va être de savoir qui a commis cette erreur, et est-ce que cette erreur n'aurait pas dû être contournée par les mesures de sécurité qui doivent normalement présider pour ce genre d'essai", affirme l'avocat des familles de victimes. Le président de la SNCF Guillaume Pépy a reconnu la responsabilité morale et juridique du groupe.

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La rame d\'essai du TGV Est dans le canal à Eckwersheim (Bas-Rhin), le 15 novembre 2015, après le déraillement de la veille.
La rame d'essai du TGV Est dans le canal à Eckwersheim (Bas-Rhin), le 15 novembre 2015, après le déraillement de la veille. (FREDERICK FLORIN / AFP)