Millas : un mois après le drame, où en est l'enquête ?

L'enquête se poursuit pour comprendre les causes du drame de Millas, qui a coûté la vie à six collégiens il y a un mois. Les barrières étaient-elles ouvertes ou fermées lors de la collision entre le bus scolaire et le train régional ? 

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C'est le premier rapport réalisé par les gendarmes juste après la catastrophe. Une vingtaine de pages, révélées par Le Parisien. Il fait état des premières constatations. Lorsque le car scolaire arrive à faible allure sur le passage à niveau de Millas (Pyrénées-Orientales), le système électrique fonctionne correctement, avec des feux lumineux, et des barrières fermées, ou en cours de fermeture. 

"Il n'y avait rien, ni voyant, ni barrière"

Selon les gendarmes, la barrière a bien été emboutie par le car, ce que confirment plusieurs témoins, notamment un automobiliste qui se trouve de l'autre côté de la voie : "Je suis formel (...) La barrière était baissée en position basse des deux côtés. La conductrice du car roulait à très faible allure et a poussé tout doucement la barrière." Reste à savoir si la barrière a été brisée avant ou après la collision. La conductrice du car, Nadine, est réputée pour sa méticulosité et son professionnalisme. Elle n'a plus de souvenir du choc, jusqu'à ce qu'elle se relève à terre, l'oreille en sang au milieu des cris. Tout au long de ses auditions, elle a maintenu sa version des faits : "Vous êtes en train de me dire que tout a marché et que c'est de ma faute. Ce que je peux vous dire c'est que ce jour-là, il n'y avait rien, ni voyant, ni barrière".         


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Le carcasse du car au lendemain de sa collision avec un train à Millas (Pyrénées-Orientales), le 15 décembre 2017/
Le carcasse du car au lendemain de sa collision avec un train à Millas (Pyrénées-Orientales), le 15 décembre 2017/ (RAYMOND ROIG / AFP)