Européennes : le PS derrière l'UMP et le FN, selon un sondage

Les listes UMP sont créditées de 22% d'intentions de vote, celles du FN sont à 20%. Les candidats socialistes ne sont crédités que de 16% d'intentions de vote.

Un électeur vote le 10 juin 2012, à Toul (Meurthe-et-Moselle).
Un électeur vote le 10 juin 2012, à Toul (Meurthe-et-Moselle). (FREDERICK FLORIN / AFP)
avatar
franceinfo avec AFP et ReutersFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

A 100 jours des élections européennes, ces chiffres risquent d'inquiéter la gauche au pouvoir. Les listes UMP arrivent en tête des intentions de vote avec 22%. Elles sont talonnées par celles du FN, à 20%. Les candidats du PS ne sont crédités que de 16% d'intentions de vote. 

Les centristes du MoDem et de l'UDI totalisent 12% d'intentions de vote, les listes du Front de gauche et d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), arrivent à égalité avec 9%. Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) est crédité de 4%, les listes de Debout de la République de 3%. Seuls 5% des personnes interrogées porteraient leurs suffrages sur une autre liste. Mais 21% n'expriment pas d'intention de vote.

Mais le sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI, diffusé vendredi 14 février, fournit d'autres indications.

Le "retour au franc" de plus en plus populaire 

Les sondés sont 26% à être favorables à "une disparition de l'euro et à un retour au franc". Une proportion en hausse de 6 points depuis avril 2012. Le pourcentage de personnes interrogées qui y sont opposées recule nettement. Il n'est plus que de 53%. Une baisse de 9 points sur cette même période. Enfin, 20% y sont "indifférents"

Le désamour pour l'Europe s'accentue

Les sondés disent, à 42%, que "le fait pour la France de faire partie de l'Union européenne" est "une bonne chose". C'est 6 points de moins qu'en avril 2012. Mais 35% jugent que c'est "une chose ni bonne ni mauvaise". En hausse de 6 points. Tandis que 22% estiment que c'est "une mauvaise chose". Une proportion stable depuis la précédente enquête.

L'Europe synonyme de "déception"

Quel sentiment "vient à l'esprit" des personnes interrogées quand elles pensent à l'UE ? Elles citent à 45% la "déception".

L'emploi, principal facteur du vote

Qu'est-ce qui motive leur vote ? Les sondés donnent cinq facteurs principaux : l'emploi (37%), le pouvoir d'achat (30%), l'immigration (29%), la protection sociale (27%) et l'action de l'Europe face à la crise économique.

L'étude a été réalisée du 12 au 14 février, auprès d'un échantillon de 2 104 personnes issu d'un échantillon de 2 232 personnes représentatif de la population française, selon la méthode des quotas. La marge d'incertitude est de 1 à 2 points.