Vidéo Report envisagé des régionales : "L'objectif c'est de priver les Français de leur droit de vote", accuse Valérie Pécresse

Publié
Article rédigé par
Radio France

Valérie Pécresse souhaite le maintien des élections régionales et départementales en juin et annonce qu'une défaite éventuelle de sa liste "sonnera la fin" de sa carrière politique.

Avec le report des élections régionales, qui fait l'objet d'une consultation des maires, "l'objectif, c'est de priver les Français de leur droit de vote", a dénoncé Valérie Pécresse, présidente (Libres!) de la région Ile-de-France, lundi 12 avril sur franceinfo. Elle souhaite le maintien des élections en juin et annonce qu'une défaite éventuelle de sa liste "sonnera la fin" de sa carrière politique.

>> L'article à lire pour tout savoir sur les élections régionales et départementales 2021

"Aujourd'hui, La République en marche voit bien que, sondage après sondage, elle va vers une déroute à ces élections locales. Et comme elle ne veut pas avoir de défaites électorales à moins d'un an de la présidentielle, elle cherche des prétextes pour les reporter", assure Valérie Pécresse. L'objectif derrière tout cela, "c'est de priver les Français de leur droit de vote". D'après elle, "c'est inconstitutionnel de reporter après la présidentielle ce rendez-vous avec les Français, et c'est pour cela que Gérard Larcher a annoncé sa volonté de saisir le Conseil constitutionnel si le gouvernement continuer dans cette voie du report forcée".

"Pseudo consultation à la va-vite"

"Les élections, c'est un rendez-vous avec le peuple et pour changer un rendez-vous avec le peuple, il faut un motif impérieux. Moi, ma conviction, c'est qu'il n'y a pas de motif impérieux pour déplacer une deuxième fois les élections régionales et départementales", insiste l'actuelle présidente de l'Île-de-France. Interrogée sur la consultation des maires par le gouvernement sur l'intérêt d'un report, Valérie Pécresse parle "pseudo consultation à la va vite". Elle raconte avoir elle-même consulté les maires d'Ile-de-France, via l'application Watsapp, et assure que "les maires sont majoritairement pour le maintien de ce rendez-vous démocratique". Un report d'un rendez-vous démocratique, "ça doit se faire dans le consensus, on ne peut pas le faire contre le Sénat, contre les partis politiques, contre les associations d'élus régionaux et départementaux", insiste l'élue régionale.

Valérie Pécresse estime que le mois de "juin est la meilleure période sanitairement, on l'a vu l'année dernière, pour voter".

J'ajoute que c'est compliqué pour le gouvernement de dire je rouvre les terrasses des restaurants le 15 mai et je ferme les bureaux de vote le 15 juin. Ça s'appelle confiner la démocratie.

Valérie Pécresse

à franceinfo

"Il y a plein de possibilités pour faire un vote zéro risque : le Sénat y travaille avec l'idée par exemple de faire un bureau de vote unique dans les petites communes de moins de 5 000 habitants, d'autoriser les maires à organiser le vote en extérieur s'il fait beau."

Valérie Pécresse quittera-t-elle la vie politique si elle n'est pas réélue à la tête de la région Île-de-France ? "Absolument", répond-elle. "Pour moi, ce rendez régional est un rendez-vous très important avec mes administrés. Je leur ai tout donné pendant 5 ans et donc ce sera à eux de décider quel est mon avenir politique. S'ils pensent que quelqu'un d'autre fera mieux le travail, à ce moment-là, ça sonnera effectivement la fin de ma carrière politique."

Une enquête Ipsos Sopra Steria, parue ce dimanche pour franceinfo et Le Parisien, donne Valérie Pécresse largement en tête des intentions de vote au premier tour avec 34%. "Ce sondage marque une certaine fierté" pour Valérie Pécresse, "celle de voir les résultats de mon mandat reconnu. Je me suis battu pendant cinq ans pour chaque Francilien, bien au-delà de toutes les couleurs politiques", dit-elle, assurant que le temps de la campagne électorale n'est pas venue : "Tant que la situation sanitaire, est ce qu'elle est, je resterais pleinement à la barre de ma région".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.