Régionales en Paca : "Christian Jacob m'a traité de malfaisant", s'insurge le maire de Toulon Hubert Falco qui quitte Les Républicains

Le maire de Toulon a annoncé mercredi quitter Les Républicains, au lendemain de la décision du parti d'exclure tout accord avec LREM pour les régionales en Paca.

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Hubert Falco (à gauche), maire de Toulon, lors d'une conférence de presse sur la candidature aux régionales en présence de Renaud Muselier et Christian Estrosi. (FRANK MULLER / MAXPPP)

"Je ne suis plus à partir d’aujourd’hui maire des Républicains, mais maire de Toulon et fier de l'être", a réagi mercredi 5 mai sur franceinfo Hubert Falco, qui quitte le parti Les Républicains au lendemain d'une réunion où le parti a exclu tout accord avec La République en marche pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca).

"Je quitte le parti pour la bonne raison que le président LR, M. Jacob, m'a traité hier de malfaisant et je ne vois pas ce qu’un maire malfaisant peut faire dans ce parti des Républicains", a ajouté l’élu. Christian Jacob a en effet indiqué à Renaud Muselier mardi lors du conseil stratégique du parti, qu’il avait "des amis malfaisants", faisant également référence à Christian Estrosi, le maire de Nice. Mais pour Hubert Falco, "le diable" reste toujours "les extrêmes".

"Mon combat contre le FN est le combat de ma vie politique"

En 2001, il fallait "sortir le FN de la ville de Toulon", c’était "mon devoir de le faire", mais "à condition qu'on me laisse rassembler des femmes et des hommes capables de travailler et de bien travailler pour cette ville. Le danger, c'est le Front national. Il faut le sortir de la ville de Toulon et je l'ai fait" à cette époque, rappelle l'actuel maire de Toulon. Pour lui, la situation n’a pas évolué : "Qu’on laisse faire à Renaud Muselier une liste de rassemblement pour battre le Front national. Que le parti soit raisonnable !"

"Mon combat contre le FN est le combat de ma vie politique. Je sais d'où je viens. Je suis le fils d'un immigré italien qui est arrivé avant la guerre en France et j'ai entendu Marine Le Pen disant que tous les immigrés étaient des terroristes. Mon papa n'était pas un terroriste. Je ne peux pas accepter ces valeurs-là. Je combats depuis toujours ces valeurs-là. Donc effectivement, ceux qui ne sont pas sur cette ligne pour mettre hors de nuire le Front national en Paca ne sont pas mes amis". Renaud Muselier, qui veut faire barrage au Rassemblement national, "reste mon ami".

"Pour moi, le diable, ce n'est pas Emmanuel Macron. Le diable, c'est Marine Le Pen donc je ne me trompe pas d'adversaire."

Hubert Falco, maire de Toulon

à franceinfo

Hubert Falco quitte donc le parti après la zizanie de ces derniers jours pour les régionales en Paca. Dans un premier temps, le Premier ministre avait annoncé que LREM s'alliait avec Renaud Muselier dans cette région. Cette annonce de Jean Castex avait poussé Christian Jacob à refuser "l'investiture LR" à Renaud Muselier. Finalement, mardi, la commission nationale d'investiture du parti a décidé de soutenir le président sortant de la région Paca.

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