INFOGRAPHIES. Qui sont les candidats aux élections régionales ?

Le ministère de l'Intérieur a dévoilé les listes enregistrées pour le premier tour, le 6 décembre : 21 456 candidats briguent les suffrages des électeurs.

Christian Estrosi (Les Républicains-UDI), Sophie Camard (EELV), Christophe Castaner (PS) et Marion Maréchal-Le Pen (FN), candidats aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d\'Azur, lors d\'un débat à Marseille, le 21 octobre 2015.
Christian Estrosi (Les Républicains-UDI), Sophie Camard (EELV), Christophe Castaner (PS) et Marion Maréchal-Le Pen (FN), candidats aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, lors d'un débat à Marseille, le 21 octobre 2015. (MAXPPP)

La campagne s'accélère. Le ministère de l'Intérieur a dévoilé, mardi 10 novembre, les 171 listes enregistrées pour le premier tour des élections régionales, qui se tiendra le 6 décembre prochain en métropole et en outre-mer. Qui sont ces candidats ? Francetv info dresse leur portrait, chiffres et graphiques à l'appui.

21 456 candidats pour 1 910 sièges

La réforme territoriale a réduit le nombre de régions, mais le nombre de candidats est, lui, toujours plus important : ils seront 21 456 à briguer vos suffrages le 6 décembre, pour 1 910 sièges à pourvoir. C'est un peu plus que lors du précédent scrutin de ce type, en 2010, où ils étaient 20 584 candidats.

L'élection sera particulièrement disputée en Ile-de-France et en Corse, où 13 listes seront présentes au premier tour. A contrario, en Centre-Val de Loire, elles ne seront que 8 à concourir. Toutes les listes sont paritaires, c'est la loi, mais comme l'a montré une enquête de francetv info, les femmes restent souvent cantonnées au second rôle et sont rarement mises en avant par les appareils politiques.

Les seniors 

La politique reste une affaire de quinquagénaires. La moyenne d'âge des candidats est, cette année, de 50 ans et 10 mois et aucun parti ne se distingue franchement par un jeunisme exacerbé, selon le décompte de Harris Interactive.

Le candidat le plus jeune, Benoît Lepeltier, n'est même pas encore majeur : sur la liste du Front national en Normandie, il fêtera ses 18 ans le 29 novembre. A l'opposé, le plus vieux des candidats, Georges Marty, a déjà soufflé ses 94 bougies : le retraité est présent en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées sur les listes de Jean-Claude Martinez, ancien haut dirigeant du FN.

Les cadres surreprésentés, les ouvriers quasi-absents

Comme pour les départementales, les cadres et les professions libérales sont largement surreprésentés. Ils sont 9% dans la population française, mais 27% sur les listes aux régionales et la tendance est encore plus forte au Parti socialiste et chez Les Républicains et leurs alliés, selon le décompte de Harris Interactive. Ils sont un peu moins nombreux au Front national, où les employés et les retraités sont les plus représentés.

De nombreuses personnalités en lice

Si les grands noms de la politique nationale avaient boudé les élections départementales, ce n'est pas le cas de ce scrutin. Selon le décompte du ministère de l'Intérieur, 102 députés et 51 sénateurs sont candidats cette fois-ci, parmi lesquels plusieurs têtes de liste. Citons Xavier Bertrand, qui affrontera Marine Le Pen en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Marion Maréchal-Le Pen et Christian Estrosi en Paca et Valérie Pécresse, Claude Bartolone et Nicolas Dupont-Aignan en Ile-de-France.

Le gouvernement est également plus impliqué : au total, ce sont huit ministres qui brigueront les suffrages des électeurs dans leur fief. Jean-Yves Le Drian est tête de liste en Bretagne, où Marylise Lebranchu se présente également. Pascale Boistard et Laurence Rossignol sont en campagne en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Matthias Fekl et Martine Pinville en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Sylvia Pinel en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Et, surprise, Christiane Taubira sera aussi de la partie : la garde des Sceaux est présente sur la liste Walwari, le mouvement politique qu'elle a cofondé, en Guyane.