Nathalie Arthaud sera la candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle de 2017

Déjà candidate en 2012, la porte-parole de Lutte ouvrière a annoncé sur Twitter que sa candidature avait à nouveau été validée par le parti. 

Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, en conférence de presse, à Paris, lundi 14 mars 2016. 
Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, en conférence de presse, à Paris, lundi 14 mars 2016.  (THOMAS SAMSON / AFP)

Le Congrès annuel de Lutte ouvrière a validé la candidature de Nathalie Arthaud à la présidentielle de 2017. La porte-parole du parti, déjà candidate en 2012, a annoncé sur Twitter, lundi 14 mars, qu'elle se présentait "pour faire entendre le camp des travailleurs". 

Dans un communiqué, Lutte ouvrière déclare qu'il "faut que le camp des travailleurs (...) [puisse] apparaître comme une force politique, contre cette gauche gouvernementale si dévouée à la classe capitaliste, contre cette droite qui n'aspire qu'à prendre sa place, contre le Front national qui rêve également d'accéder au pouvoir, pour faire pire encore"

Des candidats dans toutes les circonscriptions aux législatives 

Lors de sa première candidature en 2012, Nathalie Arthaud avait recueilli 0,56% des suffrages. Dans l'immédiat, elle est créditée d'environ 1% des voix dans les sondages. 

Forte de résultats qu'elle juge "satisfaisants" aux régionales (1,5% sur le plan national, soit 350 000 électeurs environ) alors que "la situation politique va dans le sens contraire avec la droitisation de tout le paysage politique", la porte-parole estime que Lutte ouvrière parvient à se "conforter"."Nous sommes un courant minoritaire mais il résiste bien", résume encore Nathalie Arthaud, qui assure que Lutte ouvrière présentera également des candidats dans toutes les circonscriptions aux législatives.

Lutte ouvrière, qui revendique environ 8 000 adhérents, prône "une politique qui représente uniquement les intérêts des travailleurs et des chômeurs", explique-t-elle. "On ne prétend pas représenter l'intérêt général, il n'existe pas", poursuit-elle, jugeant impossible de "faire une politique qui soit à la fois favorable aux travailleurs et favorable au patronat".