Vidéo Présidentielle : si Jean-Luc Mélenchon est élu, ceux qui gagnent "moins de 4 000 euros par mois" paieront "moins d'impôts", promet Adrien Quatennens

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Invité sur franceinfo mercredi, Adrien Quatennens, coordinateur national de la France insoumise, a plaidé pour la création de quatorze tranches d'imposition, plutôt que cinq actuellement.

"Si vous gagnez moins de 4 000 euros par mois et par personne, avec Jean-Luc Mélenchon [au pouvoir], vous paierez moins d'impôts", a promis Adrien Quatennens, coordinateur de la France insoumise, mercredi 1er décembre sur franceinfo. "Aujourd'hui, en proportion de leurs revenus, pas en valeur, les très riches payent moins d'impôts que la classe moyenne, qui porte l'essentiel de l'effort fiscal sur son dos", a ajouté celui qui est aussi député du Nord, pour appuyer son propos.

"Ce que nous souhaitons faire, c'est passer d'un système qui est aujourd'hui à cinq tranches d'impôt, qui concentre tout l'effort sur la classe moyenne, à quatorze tranches, c’est-à-dire de beaucoup mieux lisser, répartir l'effort entre tous", a-t-il précisé.

Au-delà de 400 000 euros de revenus par an, "on prendra tout"

Si Jean-Luc Mélenchon est élu président, il y aura "un moment donné où sur une tranche supérieure, on prendra tout", a poursuivi Adrien Quatennens, fixant ce seuil à "400 000 euros" de revenus par an. "Il y a une limite à l'accumulation", a-t-il estimé. "Il n'y a pas que la question des tranches d'impôts, il y a aussi la question de l'impôt universel que nous voulons instaurer", a indiqué Adrien Quatennens. "Peu importe où les gens s'en vont pour des raisons fiscales, ils paieront la différence entre ce qu'ils payent là où ils ont atterri et ce qu'ils auraient dû payer s'ils étaient restés en France", a-t-il développé, soulignant que "les Américains font ça avec une forme d'impôt universel".

La France insoumise veut aussi rétablir "l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui n'aurait pas dû être supprimé", a déclaré son coordinateur. "On nous avait dit que ça allait relancer l'activité et l'emploi, en réalité ça n'a eu pour effet que l'accroissement des richesses entre quelques mains", a-t-il affirmé.

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