Présidentielle 2022 : "Venir ici, c'est déjà gagner" lance François Hollande à Anne Hidalgo, en visite à Tulle

La candidate socialiste à l'élection présidentielle a reçu le soutien de l'ancien chef de l'Etat, qui a souhaité lui "passer le témoin", au moment où elle tente de donner un coup d'accélérateur à sa campagne qui peine à décoller.

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France Télévisions
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L'ancien président français François Hollande, accompagné de son épouse, l'actrice française Julie Gayet (à gauche), prend un café avec la maire de Paris, candidate du PS à l'élection présidentielle Anne Hidalgo, et le maire de Tulle Bernard Combes, lors d'une visite sur un marché de Tulle (Corrèze), le 6 novembre 2021. (PASCAL LACHENAUD / AFP)

François Hollande en soutien à Anne Hidalgo. La candidate socialiste est venue faire campagne, samedi 6 novembre, à Tulle (Corrèze) dans le fief de l'ex-président de la République. "Venir ici, c'est déjà gagner", lui a-t-il lancé. "C'est pour ça que je suis là", lui a répondu la maire de Paris, qui a du mal à faire décoller sa campagne. 

Sa position dans les sondages, où elle végète autour des 5% d'intentions de vote ? "C'est très bon signe", a fait savoir François Hollande, lui-même loin d'être favori avant de finir à l'Elysée en 2017, lors d'une visite sur le marché de Tulle. "Ça patine où ? La campagne n'a pas encore commencé !", a-t-il ajouté. "Là, on se met en route, c'est l'objet de notre visite, la campagne commence véritablement, selon mon expérience, mi-janvier. Anne a encore le temps pour convaincre les Français", a estimé l'ancien président.

"Il faut créer la force qui va permettre que les Français puissent se donner la perspective de l'alternance."

François Hollande

à l'AFP

Présent pour soutenir la candidate, François Hollande a distillé des conseils. "Il y a des cycles. Ce n'est pas la même chose d'être dans l'espace médiatique plusieurs mois avant le scrutin et d'être candidat", a-t-il jugé, faisant référence à Eric Zemmour.

Selon François Hollande, "les Français ne sont encore pas dans le choix, mais dans le regard" de ce qu'il se passe, "suffisamment mûrs et conscients des enjeux pour ne pas se mettre dans la perspective" d'élire un candidat populiste en avril prochain. Il a tout de même jugé "inquiétants" les "thèmes utilisés, les phrases prononcées et les provocations faites" dans la campagne électorale. Anne Hidalgo, convaincue qu'elle peut redresser la barre, a une nouvelle fois confirmé qu'elle irait "jusqu'au bout".

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