Nîmes : le maire écrit au ministre de l'Intérieur pour réclamer "des moyens" après deux fusillades

Jean-Paul Fournier demande, dans une lettre, à Christophe Castaner des moyens policiers pour lutter contre "une guerre de bandes rivales, liée à des trafics d'armes et de stupéfiants".

Jean Paul Fournier, maire de Nîmes, en 2017. 
Jean Paul Fournier, maire de Nîmes, en 2017.  (VINCENT PEREIRA / PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/MAXPPP)

Le maire Les Républicaisn de Nîmes, Jean-Paul Fournier, écrit jeudi 13 février au ministre de l'Intérieur après deux fusillades dans le quartier Pissevin, révèle France Bleu Gard Lozère. Il réclame "des moyens humains et matériels pérennes" et "une action déterminée contre le trafic de stupéfiants". La dernière fusillade, lundi 10 février, a fait trois blessés dont un grave.

Jean-Paul Fournier avait déjà écrit au président de la République, sans obtenir de réponse, dit-il. Cette fois il s'adresse à Christophe Castaner pour dire sa "préoccupation, pour ne pas dire [son] exaspération, face à cette situation qui place tous les habitants de ce quartier en danger".

"Armes de guerre"

"Notre collectivité a fortement investi dans la sécurité du quotidien et la lutte contre la délinquance de voie publique notamment par le biais de la vidéo protection et de la police municipale, explique le maire, mais les évènements de ces derniers jours dans nos quartiers avec l'utilisation d'armes de guerre sont des actes de criminalité qui relèvent exclusivement du pouvoir régalien de l'Etat."

"Aujourd'hui, ils ne relèvent plus de la délinquance mais bien d'une guerre de bandes rivales, liée à des trafics d'armes et de stupéfiants bien connus des services de police et de la justice", estime Jean-Paul Fournier. Saluant le renfort ponctuel d'une compagnie de CRS, il écrit que "seuls des moyens humains et matériels pérennes permettront une action déterminée contre le trafic de stupéfiants" et il souhaite "que le parquet puisse prononcer des sanctions adaptées."

Le maire invite le ministre de l'Intérieur à Nîmes pour lui "permettre de mesurer exactement cette situation et les besoins indispensables qu'il convient d'apporter. Votre présence serait aussi un signe fort de l'exigence de l'Etat pour ramener l'autorité républicaine en matière de sécurité, et ainsi rassurer les populations de nos quartiers."