Municipales 2020 : à Fréjus, David Rachline élu avec 50,6% des voix au premier tour

Fréjus est la plus grande ville dirigée par le Rassemblement national.

David Rachline lors d\'un discours à Fréjus (Var), le 15 septembre 2019.
David Rachline lors d'un discours à Fréjus (Var), le 15 septembre 2019. (FREDERIC DIDES / HANS LUCAS)

"Il me reste tant à faire", avait-il assuré lors de sa campagne. David Rachline a été réélu dès le premier tour à la mairie de Fréjus (Var), dimanche 15 mars, avec 50,6% des voix, selon les résultats définitifs rendus publics par le ministère de l'Intérieur. Toutefois, l'abstention est très élevée dans la ville : 61,67% des électeurs ne se sont pas déplacés pour aller voter, contre 31,5% au premier tour des municipales de 2014.

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Le maire sortant, soutenu par le Rassemblement national, devance largement la liste divers centre conduite par Emmanuel Bonnemain (18,49%). Celle des Républicains menée par Laurence Fradj, soutenue par La République en marche et le MoDem, obtient quant à elle 12,98% des voix.

Un résultat sans grande surprise. Selon un sondage Ifop pour Sud Radio et Var-Matin, publié en février, le maire d'extrême droite obtenait 51% des intentions de vote au premier tour. L'étude a été effectuée en comparant huit listes, avant que les listes d'Annie Soler et Emmanuel Bonnemain ne fusionnent et que Joël Hervé abandonne au profit de Julien Poussin, rappelle France 3 Provence Alpes-Côte d'Azur.

L'ex-premier adjoint candidat contre le maire sortant

A trois mois du premier tour, l'ex-premier adjoint Richard Sert a créé la surprise en se présentant contre le maire sortant, assurant "être plus légitime" que lui pour mener à bien ses projets. "Je me lance pour battre David Rachline. J'ai de beaux projets pour Fréjus et je pense être plus légitime et plus en capacité que lui pour les mener à bien", avait-il assuré. Ingénieur de 62 ans, Richard Sert s'est présenté sur une liste "sans étiquette", avec des projets de thalassothermie et de poursuite du désendettement de la ville. Il a obtenu 7,5% des voix, selon notre estimation.

La rupture avec David Rachline s'explique par le poids trop important pris par de proches collaborateurs du maire, selon Richard Sert. "Quand des choses ne se décident plus de façon normale mais en petit comité, il y a une confiance qui n'est plus là", a-t-il déclaré, ajoutant que l'édile n'était "pas toujours très rigoureux, ni ponctuel". L'ancien proche du maire assume en revanche "le très bon bilan" de la mandature, notamment la mise en vente critiquée de nombreux terrains pour désendetter Fréjus sans augmenter les taux d'imposition.

En 2014, David Rachline avait remporté les élections municipales dans une triangulaire au second tour, avec 45,55 %. Les deux listes de droite, menées par le maire sortant de l'époque, Elie Brun (24,01 %), et Philippe Mougins (30,43 %), avaient refusé de fusionner. La droite divisée avait donc laissé sa place au candidat frontiste. Fréjus est ainsi devenue la plus grande ville dirigée par le Rassemblement national.