Municipales : un maire et sa fille s'affrontent dans un village d'Alsace

La candidate explique n'avoir "plus de contact" avec son père depuis quinze ans. Elle affirme toutefois ne pas se présenter pour régler un conflit privé.

Le village d\'Ungersheim (Haut-Rhin), le 6 décembre 2012.
Le village d'Ungersheim (Haut-Rhin), le 6 décembre 2012. ( MAXPPP)

A Ungersheim, village alsacien de 2 000 habitants, dans le Haut-Rhin, la campagne pour les élections municipales est un peu particulière. Le maire sortant affronte sa fille. Et en mars les électeurs devront les départager.

"J'ai fait abstraction du fait que le maire est mon père", a expliqué Catherine Muller, 45 ans, choisie pour mener la liste sans étiquette Ungersheim demain après le décès accidentel de la tête de liste pressentie. "Avec mon père, ça fait une quinzaine d'années que nous n'avons plus de contact, donc je ne suis plus dans le conflit", a-t-elle ajouté. "A un moment donné, il faut tourner la page, je ne vais pas m'empêcher d'être candidate du fait de ce lien familial", a tranché la candidate.

Le maire, Jean-Claude Mensch, 67 ans, dont 25 ans à la tête de la commune, n'a pas souhaité faire de commentaire. Fidèle compagnon de route des Verts, mais élu lui aussi sans étiquette, l'édile a fait de son village un laboratoire de l'après-pétrole, en y installant une chaufferie à bois, des panneaux solaires, une cantine "100% bio" et des espaces verts sans pesticides. "Je ne veux pas le critiquer, il a fait de très bonnes choses, mais nous voulons insuffler une dynamique qui n'est plus là, il faut que certaines choses changent", a commenté sa fille et rivale.