Municipales : Rachida Dati propose de "rétablir le vote par correspondance" pour le second tour du 28 juin

La candidate à la mairie de Paris indique avoir saisi, dès le 17 mai, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur afin de faire des propositions "pour étendre les modalités de vote".

Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris pour Les Républicains, le 15 mars 2020.
Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris pour Les Républicains, le 15 mars 2020. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

"Il faut que tous ceux qui veulent voter puissent voter." La candidate LR aux municipales à Paris, Rachida Dati, a plaidé, lundi 25 mai, pour "étendre les modalités de vote" lors du second tour programmé le 28 juin. La maire du 7e arrondissement de la capitale, réélue au premier tour dans son secteur, a proposé sur RTL d'"augmenter le nombre de procurations par personne, au moins deux", et de "rétablir le vote par correspondance", abrogé en 1975, mais qui "peut être tout à fait sécurisé".

"Le 15 mars il y a eu un taux d'abstention assez inédit, et beaucoup plus important pour certaines tranches d'âge", a affirmé Rachida Dati, en soulignant que "personne ne peut être exclu d'une élection". La candidate à la mairie de Paris, arrivée en deuxième position derrière Anne Hidalgo lors du premier tour le 15 mars, souhaite "mettre des bureaux de vote dans les résidences senior", "mettre en place des bureaux de vote itinérants" et "augmenter le nombre de bureaux de vote".

"Donner une nouvelle impulsion"

"De manière très posée et très calme, nous reprenons cette campagne car nous voulons être aux côtés des Parisiens qui ne veulent plus de cette équipe" de la maire PS Anne Hidalgo, qui "n'a même pas réussi à obtenir le tiers des voix" (29,3%) au premier tour, a ajouté Rachida Dati. Ses listes ont totalisé 22,7% au premier tour, alors qu'Agnès Buzyn, candidate LREM, est arrivée troisième avec 17,7%. Elle affirme ne pas avoir discuté avec cette dernière.

Reprenant ses thèmes de campagne autour de Paris qui "s'est dégradé et s'est paupérisé", la maire du 7e arrondissement a estimé que "ce confinement a révélé ce qu'on a dénoncé depuis tant d'années". Elle a énuméré "les conditions de vie des plus défavorisés qui sont indignes, les conditions d'insécurité croissante, la paupérisation croissante, la saleté croissante", en promettant de "donner une nouvelle impulsion" et de "relancer l'activité" pour que "Paris soit à nouveau à la hauteur".