Cet article date de plus d'un an.

Municipales au Havre : des heurts en marge d'une réunion publique d'Edouard Philippe

Les forces de l'ordre ont fait usage, jeudi soir, de grenades lacrymogènes en réponse à des jets de chaises, d'œufs, de tomates et de farine.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, le 5 mars 2020 lors d'une réunion électorale au Havre (Seine-Maritime). (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Des heurts ont éclaté, jeudi 5 mars dans la soirée, entre manifestants et forces de l'ordre, en marge d'une réunion publique d'Edouard Philippe, candidat aux élections municipales au Havre (Seine-Maritime). Plus de 300 manifestants s'étaient rassemblés près de la salle des fêtes où se tenait le meeting, à l'appel de l'intersyndicale, pour protester contre la réforme des retraites et la décision du gouvernement d'utiliser l'article 49.3 pour adopter cette réforme.

Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes en réponse à des jets de chaises, d'œufs, de tomates et de farine, à proximité de la salle où s'est tenue pendant deux heures la réunion d'Edouard Philippe, devant quelque 400 personnes. Les accès avaient été bloqués à la circulation par des barrières de sécurité.

"De nombreux militants n'ont pu accéder à la réunion publique", a regretté l'équipe de campagne d'Edouard Philippe. "Merci d'avoir bravé la pluie froide et les manifestants chauds", a lancé Edouard Philippe sur scène.

Un scrutin à l'issue incertaine

La tête de la liste sans étiquette Le Havre ! a ensuite joué la carte du local et de l'écologie en déclinant son projet pour Le Havre 2026, au fil d'une promenade dans différents quartiers de la ville, diapositives à l'appui. "On ne gagne jamais sur un bilan mais sur un projet", avait annoncé le candidat en début de réunion. Mais Edouard Philippe a principalement évoqué la continuité des projets engagés depuis 2010, en termes de rénovation urbaine et de stabilité fiscale.

Un peu rasséréné mercredi par un sondage jugé "encourageant", le Premier ministre est cependant loin d'être assuré d'une victoire aux municipales au Havre, où le contexte national, le niveau d'abstention et l'hypothèse d'une union des gauches au second tour font planer l'ombre d'un doute. Selon ce sondage Ifop/Cnews, Edouard Philippe récolte 42% des intentions de vote au 1er tour, devançant le candidat PCF (soutenu par La France insoumise) Jean-Paul Lecoq à 25%, l'écologiste Alexis Deck (soutenu par le Parti socialiste) à 16% et le représentant du Rassemblement national Frédéric Groussard à 10%.

Ce sondage effectué par téléphone auprès de 602 Havrais du 22 au 27 février, laisse toutefois beaucoup d'"incertitude", selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. En 2014, Edouard Philippe avait été élu dès le premier tour avec 52% des voix.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.