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Malgré les polémiques, l'UMP ne renonce pas aux primaires

Les résultats du premier tour de la primaire UMP pour la mairie de Paris devraient être dévoilés lundi soir, tandis que Lyon a réussi son premier tour

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Le site internet de l'UMP, invitant les militants à voter pour désigner le candidat du parti aux municipales de 2014, le 1er juin 2013.  (THOMAS SAMSON / AFP)

"Ce qui se passe à Paris est un message d'alerte pour l'UMP." Le déroulement chaotique de la primaire UMP dans la capitale met en péril la perspective d'une autre primaire visant à désigner un candidat à la présidentielle 2017, a estimé Luc Chatel dans un entretien au Parisien publié lundi 3 juin.

Le vice-président délégué de l'UMP et ex-ministre de l'Education nationale se déclare toujours favorable à l'organisation d'une primaire pour 2017, mais prévient : "A charge pour nous de mettre en place, dans les trois ans qui viennent, un processus inattaquable, totalement indépendant et crédible." 

Les résultats du premier tour de la primaire UMP pour la mairie de Paris devraient être dévoilés lundi soir, tandis que Lyon a réussi son premier tour. Francetv info revient sur les deux primaires tests du week-end. 

A Paris : des polémiques qui traduisent "un long apprentissage"

En dépit de la polémique sur les ratés de la primaire UMP à Paris, elle reste "le moins mauvais des systèmes à l'heure de la démocratie participative", a souligné Luc Chatel. "Je ne suis pas de ceux qui sont nostalgiques de la démocratie des autocars et des congrès à main levée", a-t-il poursuivi. Le député-maire de Chaumont (Haute-Marne) insiste sur le fait que "ce qui se passe à Paris montre que la démocratie est un long apprentissage".  

Indiquant que le candidat UMP "qui sera désigné pourra se prévaloir du soutien de plusieurs milliers de militants et sympathisants parisiens", il voit dans la primaire "une assise politique nettement supérieure à ce que peut être une commission d'investiture...ou une autodésignation par Bertrand Delanoë en ce qui concerne Mme (Anne) Hidalgo", candidate socialiste à la mairie de Paris. "Paris est à portée de main et, si on pouvait éviter un spectacle désolant et affligeant pour notre famille politique, ce serait salutaire", a-t-il commenté.

Antoine Rufenacht, président du Conseil supérieur de la primaire UMP à Paris, a quant à lui estimé dans une interview à Paris-Normandie (article payant) qu'"avec le temps, les procédures" pour organiser un tel scrutin "seront plus affinées, les électeurs seront mieux avertis" et que "l'on peut imaginer que cette forme de désignation se généralise".

A Lyon : un vote "en toute sérénité"

L'expérience de la primaire s'est mieux déroulée à Lyon (Rhône), a assuré lundi Jean-François Copé, président de l'UMP. Dans un communiqué, il a estimé que le premier tour de l'élection primaire de l'UMP à Lyon s'était déroulé dans un "climat de compétition légitime" et "en toute sérénité".

Contrairement à Paris, l'UMP lyonnaise n'a pas eu recours au vote électronique, optant pour une consultation "classique" avec bureau de vote, bulletins papier et urnes. Le versement d'un euro suffisait à chaque Lyonnais inscrit sur les listes électorales de la ville pour avoir le droit de départager les cinq candidats en lice, contre 3 euros à Paris.

Le leader de la droite lyonnaise, Michel Havard, est arrivé en tête du premier tour de l'élection primaire de l'UMP à Lyon avec 40% des voix, devant le magistrat et député Georges Fenech (35%). Ils s'affronteront dimanche 9 juin afin de déterminer lequel affrontera Gérard Collomb, le maire PS sortant, aux municipales de 2014.

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