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La maire UMP de Montauban entendue par la police

Brigitte Barèges, candidate à sa propre succession, est soupçonnée de détournement de fonds publics. 

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France Télévisions
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La maire UMP de Montauban (Tarn-et-Garonne), Brigitte Barèges, le 6 février 2014. (ERIC CABANIS / AFP)

La maire UMP de Montauban (Tarn-et-Garonne),  Brigitte Barèges, est entendue par la police, mercredi 5 mars, à Toulouse. L'enquête, qui porte sur un éventuel détournement de fonds publics, a été ouverte le 18 février. La police cherche notamment à savoir si un employé du service de communication de la mairie a été payé par la collectivité pour écrire dans deux journaux locaux des articles favorables à la maire, candidate à sa propre succession. 

Le procureur a demandé des "vérifications" à la police judiciaire après avoir reçu un volumineux dossier constitué par l'employé en question, Jean-Paul Fourment, et étayé de mails échangés directement avec Brigitte Barèges et évoqués par Mediapart et la Dépêche du Midi. Embauché en septembre 2012, il dit avoir eu pour tâche, pendant des mois, de rédiger des articles en faveur de Brigitte Barèges, notamment dans une publication locale, Le Petit Journal.

"Il n'y a pas de magouilles", affirme l'élue

Selon l'un de ses avocats, Cyril Caron, Jean-Paul Fourment travaillait chez lui, sans le moindre bureau à la mairie, ni la moindre adresse électronique municipale, mais était rémunéré par la ville environ 3 000 euros brut par mois. Ses articles visaient surtout à faire pièce au quotidien La Dépêche du Midi de Jean-Michel Baylet, le président du PRG, avec lequel Brigitte Barèges est en guerre, affime-t-il.

"En gros, on nous dénonce un emploi fictif, [ce] qui en soi ne correspond pas à une qualification juridique" mais peut tomber sous le coup du détournement de fonds publics, a déclaré le procureur de Montauban lors de l'ouverture de l'enquête. "Je suis très, très sereine, à la fois sur mon comportement, celui de mes adjoints, de mes élus et de mes services, il n'y a pas de magouille, il n'y a pas de corruption, il n'y a rien", avait réagi Brigitte Barèges. 

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