Municipales 2020 : Anne Hidalgo est officiellement réélue à Paris et s'entoure de 37 adjoints

"Je continuerai le chemin ouvert durant mon mandat précédent", a déclaré la maire socialiste.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, lors de son élection officielle, le 3 juillet 2020.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, lors de son élection officielle, le 3 juillet 2020. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le second mandat d'Anne Hidalgo a officiellement débuté. La maire socialiste, élue sur un programme résolument écologique, a été confirmée pour un nouveau mandat de six ans devant les 162 conseillers de Paris qui ont voté à 96 voix pour elle. Anne Hidalgo était arrivée largement en tête au second tour des municipales dimanche, loin devant Rachida Dati (LR) et Agnès Buzyn (LREM).

"Je suis particulièrement émue et consciente de la responsabilité que vous me confiez. Nous sommes la dernière génération à pouvoir agir avant qu'il ne soit trop tard", a déclaré Anne Hidalgo, qui a promis de transformer la ville pour l'"adapter au changement climatique". La droite a décidé de ne pas présenter de candidat. Pour autant, Rachida Dati a assuré que son groupe serait "une opposition responsable, constructive et exigeante", et a promis de préparer "l'alternance".

Seize adjoints de plus qu'en 2014

C'est également au cours de ce Conseil de Paris que l'exécutif a été présenté et élu. Il est composé de 37 adjoints (19 hommes et 18 femmes, 25 venus de "Paris en commun", 5 écologistes, 4 communistes et 3 élus de Génération.s) contre 27 en fin de mandature précédente et 21 en 2014. L'équipe sera également renforcée de trois conseillers délégués. "On est dans ce que pratiquait Bertrand Delanoë", a estimé Anne Hidalgo.

Emmanuel Grégoire reste premier adjoint et aura en charge le lourd portefeuille de l'urbanisme. Le socialiste Paul Simondon devient adjoint en charge des finances, et le communiste Ian Brossat garde le logement. Après avoir longtemps décliné, le candidat EELV David Belliard a finalement accepté de rejoindre l'équipe et de devenir adjoint en charge des transports. Aux côtés des élus rompus à la vie politique, plusieurs personnalités civiles héritent de portefeuilles, comme l'ancienne journaliste Audrey Pulvar, qui sera en charge de l'alimentation durable, ou l'ex-rugbyman Pierre Rabadan, aux sports et Jeux olympiques.

Deux délégations apparaissent : celle en charge de la Seine, confiée au socialiste Pierre Aidenbaum, et la "construction publique et suivi des chantiers", confiée au communiste Jacques Baudrier.