Européennes : le conservateur Jean-Claude Juncker chargé de former une majorité au Parlement

Le candidat du PPE (droite) à la présidence de la Commission européenne va pouvoir entamer des discussions en vue de son élection.

Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker participe à un meeting du parti conservateur allemand CDU, le 5 avril 2014, à Berlin (Allemagne).
Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker participe à un meeting du parti conservateur allemand CDU, le 5 avril 2014, à Berlin (Allemagne). (MARKUS SCHREIBER/AP/SIPA)

La course à la présidence de la Commission européenne est officiellement lancée. Candidat au poste, le conservateur Jean-Claude Juncker a été chargé, mardi 27 mai, de former "une majorité qualifiée au Parlement européen", annonce l'institution sur son site. La conférence des présidents du Parlement européen a désigné le Luxembourgeois en tant que candidat du Parti populaire européen (PPE), arrivé en tête des élections européennes, dimanche.

Cette annonce intervient quelques heures avant un dîner des 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, qui doivent notamment se concerter en vue de la désignation du futur président de la Commission européenne, successeur du Portugais José Manuel Barroso. Ils doivent se mettre d'accord, dans les prochaines semaines, sur un nom, qui sera ensuite soumis au vote du Parlement européen, mi-juillet.

Juncker en position de force

Anticipant les tractations des dirigeants européens, le Parlement rappelle ainsi son rôle, défini dans les textes, dans le processus d'élection du président de la Commission. Il appartient désormais à Jean-Claude Juncker de convaincre une majorité qualifiée de députés européens de soutenir sa candidature.

S'il réussit sa mission, Jean-Claude Juncker apparaîtra dans une position de force face aux chefs d'Etat et de gouvernement, qui pourront difficilement s'opposer à sa candidature et proposer un autre nom, qui risquerait d'être rejeté par le Parlement. Si Juncker échoue, le socialiste allemand Martin Schulz pourrait à son tour tenter de former une majorité.

Un autre nom pourrait toutefois recevoir le soutien des dirigeants européens. Celui de la directrice française du FMI, Christine Lagarde, "est de plus en plus cité dans la sphère diplomatique comme la prochaine présidente de la Commission", selon le site Euractiv. Des noms finlandais, danois et letton circulent aussi, selon Euronews.