Elections européennes 2024 : l'UE appelle les plateformes en ligne comme X, Facebook et TikTok à identifier clairement les contenus générés par IA

A trois mois du scrutin, Bruxelles s'inquiète des conséquences de la désinformation en ligne et d'une possible manipulation de l'opinion, notamment face au risque que font peser les deepfakes.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Les logos de Facebook et X sur un smartphone. (JAKUB PORZYCKI / NURPHOTO via AFP)

Des règles très claires existent depuis quelques mois en Europe. Mais pourtant, jamais, le risque n'a été aussi grand. Face à la désinformation possible lors des élections européennes, Bruxelles sonne la mobilisation générale. 

Pour le scrutin du mois de juin, l'Union Européenne craint que des Etats, Russie en tête, fassent la promotion d'informations truquées sur les réseaux sociaux, notamment grâce à l'intelligence artificielle. Mardi 26 mars, la Commission européenne a alors appelé les plateformes à clairement identifier et à étiqueter les posts générés par des robots. Il s'agit notamment de deepfakes, ces photos, vidéos ou audios trafiqués. Elle les exhorte également à promouvoir l'information officielle sur les processus électoraux, et à préciser quand il s'agit de publicité politique. 

Les 22 plus grands services numériques ont l'obligation de s'attaquer aux fake news et aux contenus illicites, sous peine de sanctions. Dans un premier temps, une amende pouvant aller jusqu'à 6% du chiffre d'affaires annuel mondial du groupe contrevenant. Et en cas de récidive, une interdiction de l'activité sur le marché européen. 

X principalement visé

X, anciennement Twitter, est le plus mauvais élève en matière de désinformation depuis son rachat par Elon Musk en 2022. Mais il est loin d'être le seul à diffuser des fausses informations. Elles pullulent aussi sur TikTok, Instagram, Snapchat, Facebook et YouTube. Les moteurs de recherche, comme Google, ne sont pas épargnés, et même l'encyclopédie en ligne Wikipedia.

Tous sont donc appelés par Bruxelles à renforcer leur procédure interne, en mettant en place des équipes dotées "de ressources adéquates". Et là effectivement, c'est bien X qui est particulièrement ciblé, car son nouveau propriétaire a procédé à une vague massive de licenciements, ce qui a considérablement réduit l'arsenal de modération au sein de l'entreprise, ce qui a d'ailleurs valu à X une mise en garde de la Commission européenne.

En décembre, une enquête a été ouverte pour des manquements présumés de X en matière de modération des contenus. La plateforme ne retirait pas, ou pas assez rapidement, des fake news ou des messages haineux, essentiellement sur la guerre entre Israel et le Hamas. Il y a quelques jours, l'Union européenne a également réclamé des explications à huit services en ligne, dont X et Facebook, soupçonnés de mal gérer les risques liés à la diffusion de contenus manipulés. 

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