"Est-ce que les Français préfèrent le candidat qui veut lutter contre le grand réchauffement ou la candidate qui a théorisé le grand remplacement ?", interroge Gabriel Attal

Invité dans l'émission Questions Politiques sur franceinfo et France Inter, le porte parole du gouvernement Gabriel Attal a assuré que pour ce deuxième tour c'était "projet contre projet", et qu'il fallait faire un choix.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. (S?BASTIEN MUYLAERT / MAXPPP)

"Est-ce que les Français préfèrent le candidat qui veut lutter contre le grand réchauffement ou la candidate qui a théorisé le grand remplacement ?" C'est l'interrogation de Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, invité ce dimanche dans l'émission Questions Politiques sur franceinfo et France Inter, face à Jordan Bardella, président du Rassemblement National.

Interrogé sur les Français qui, lors des manifestations contre l'extrême droite samedi, ont crié "Ni Macron, ni Le Pen", il a expliqué comprendre que ceux qui "avaient choisi un autre candidat au premier tour qui ne s'est pas qualifié soient déçus" mais qu'au deuxième tour, c'était "projet contre projet", et qu'il fallait faire un choix entre deux bulletins.

Défense du bilan écologique du quinquennat

"Est-ce que les Français préfèrent le candidat qui veut lutter contre le grand réchauffement ou la candidate qui a théorisé le grand remplacement ?", interroge-t-il en préambule, avant de continuer sur sa lancée. D'abord sur l'écologie : "Est-ce qu'ils veulent une France où on investit dans les énergies renouvelables innovantes ou une France où on demantèle les éoliennes ?". Ensuite sur le conflit ukrainien : "Est-ce qu'ils veulent continuer à être la voix de l'Europe face à Poutine ou devenir la voix de Poutine en Europe ?". Puis sur l'Europe : "Est-ce qu'ils veulent continuer à construire l'UE ou en sortir et priver nos jeunes d'Erasmus ?". Enfin, sur les discriminations : "Est-ce qu'ils veulent continuer à lutter contre les discriminations ou est-ce qu'ils veulent demander à nos policiers de pourchasser les femmes voilées dans la rue pour leur arracher leur voile ?". D'après lui, il existe une majorité de Français "qui se rapprochent beaucoup plus des valeurs, de la ligne et des projets portés par Emmanuel Macron que de ceux de Marine Le Pen".

L'un des points les plus clivants porte notamment sur l'écologie. Gabriel Attal a défendu le bilan du quinquennat d'Emmanuel Macron en rappelant toutes les avancées mises en place : "En 2017, la France a été le premier au monde à interdire la recherche et l'exploitation des hydrocarbures sur son sol. On est en train de fermer progressivement toutes les centrales à charbon, il n'en restera qu'une l'an prochain, contre quatre ou cinq au début du quinquennat." Il a aussi rappelé les investissements mis en place.

"On a financé le déploiement de 10 000 kilomètres de pistes cyclables, on est en train de mettre fin au plastique à usage unique."

Gabriel Attal

à franceinfo

Il a également rappelé les moyens mis en oeuvre pour rénover les logements et encourager les Français à changer leur véhicule, et en reconnaissant qu'il fallait "faire plus en investissant davantage". Au total, durant le quinquennat Macron, les émissions de CO2 ont baissé de 12%, d'après le porte-parole du gouvernement.

À l'inverse, Gabriel Attal pointe le programme écologique de Marine Le Pen : "La planète, c'est bien la seule à qui vous ne faites pas de cadeau dans votre projet. Parce qu'en réalité, vous ne promettez rien pour l'environnement, mais vous promettez des reculs." Le projet de la candidate serait selon lui d'arrêter le développement des énergies renouvelables : "On serait le seul pays au monde de l'accord de Paris à arrêter les énergies renouvelables dont on a besoin", adresse-t-il à Jordan Bardella, avant de conclure : "Vous êtes les candidats du grand réchauffement, en plus d'être ceux du grand remplacement !"

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Elections législatives 2022

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.