L'UMP Georges Tron candidat à la présidence de l'Essonne, contre le candidat officiel de son parti

Plus tôt dans la journée, les élus UMP et UDI du conseil départemental avaient préféré apporter leur soutien au maire de Montgeron, François Durovray.

L\'UMP Georges Tron quitte son bureau de vote de Draveil (Essonne), le 29 mars 2015.
L'UMP Georges Tron quitte son bureau de vote de Draveil (Essonne), le 29 mars 2015. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Quelques heures plus tôt, il affirmait n'avoir "strictement aucune amertume". Mais il a changé d'avis. L'UMP Georges Tron sera finalement candidat à la présidence de l'Essonne, contre le candidat officiel de son parti, a-t-il annoncé lundi 30 mars. Dans la matinée, les élus départementaux de la nouvelle majorité UMP-UDI avaient préféré apporter leur soutien au maire de Montgeron, François Durovray. Il sera donc le candidat officiel de l'UMP à la présidence de l'Essonne lors du vote de l'ensemble des conseillers départementaux jeudi, indique France 3 Ile-de-France.

Mais le maire de Draveil a décidé de ne pas lâcher l'affaire. "J’ai été pénalisé par mon affaire [judiciaire], estime-t-il, selon France 3 Ile-de-France. Je peux comprendre que certains aient eu des doutes. Je les laisse avec leurs doutes." Georges Tron a été renvoyé devant les assises pour viols, le 15 décembre dernier. Il est accusé d'avoir agressé sexuellement deux anciennes employées municipales de la commune de Draveil, dont il est maire, en 2011. L'affaire doit être examinée par la Cour de cassation mercredi 1er avril.

"On remet en cause un fait démocratique"

Le maire de Savigny-sur-Orge, Eric Mehlhorn, qui avait animé la réunion matinale en tant que président du groupe UMP à l'assemblée départementale, "l'a mauvaise". "J'ai organisé le vote pour que tout se passe dans les meilleures conditions. La qualité des débats était excellente. Là, on remet en cause un fait démocratique", s'insurge cet élu. 

A France 3 Ile-de-France, Georges Tron explique que cette candidature va lui permettre d'avoir une tribune pour "prendre la parole avec une totale liberté qu['il] n'[a] pas eue depuis quatre ans", dit-il, en référence à ses ennuis judiciaires qui le suivent depuis 2011.

Eric Mehlhorn regrette la décision de l'ancien secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy. "C'est dommageable, entre ses affaires politiques et le discours pour la présidence du département, on n'est pas du tout sur les mêmes sujets." Selon lui, la candidature de François Durovray ne doit pas être remise en cause : "C'est lui qui a la légitimité du vote de ce matin."