Forte hausse des tarifs de La Poste à prévoir à partir du 1er janvier

L'entreprise pourra augmenter ses tarifs de 5,2% en moyenne sur les quatre prochaines années, mais l'augmentation pourrait être encore plus importante dès début 2015.

Une enseigne aux couleurs de La Poste, en mars 2012, à Trégunc (Finistère).
Une enseigne aux couleurs de La Poste, en mars 2012, à Trégunc (Finistère). (FRED TANNEAU / AFP)

La Poste a reçu, vendredi 25 juillet, le feu vert de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) pour augmenter ses tarifs de 5,2% en moyenne par an pendant quatre ans. Mais cette hausse pourrait être encore plus forte le 1er janvier prochain, compte tenu des difficultés de l'entreprise.

La Poste, confrontée à une chute des volumes de courrier, qui plombe ses performances, avait demandé au régulateur de pouvoir appliquer dès 2015 une hausse annuelle équivalente à l'inflation majorée de 3,5%, contre seulement 1% jusqu'ici. L'Arcep indique vendredi dans un communiqué avoir validé la demande afin d'"assurer la pérennité du service universel" et "donner à La Poste les moyens d'engager la transformation de son modèle de développement".

Une hausse sans doute plus forte dès la première année

Cet encadrement des tarifs postaux porte sur une période de quatre ans, de 2015 à 2018, se basant sur une augmentation annuelle moyenne des tarifs de 3,5 points au-dessus de l'inflation (pour laquelle l'Arcep a retenu un taux moyen de +1,7% sur la période), "soit une évolution nominale de 5,2%" au total, détaille l'autorité.

Mais La Poste avait également, en raison de ses difficultés financières, demandé à pouvoir "consommer une partie significative de sa marge de manœuvre tarifaire en début de période d'encadrement", c'est-à-dire à pratiquer dès janvier 2015 une augmentation supérieure à celle prévue pour une seule année. L'Arcep a décidé d'instaurer un "plafond annuel", qui permet à l'entreprise d'utiliser dès le 1er janvier 2015 jusqu'à 50% de l'enveloppe globale prévue sur l'ensemble des quatre ans.

La Poste, dans un communiqué publié dans la foulée, indique "prendre acte" de cette décision de l'Arcep, mais ne détaille pas encore les augmentations précises qu'elle compte pratiquer, ni quels tarifs (types de timbres ou de colis) seront particulièrement concernés. Elle souligne cependant que lui est offerte désormais la "possibilité d'utiliser la première année jusqu'à 50% de l'enveloppe pluriannuelle globale".