Vidéo Cyber-arnaques de vacances : "C'est hyper facile de mettre en ligne une maison qui n'existe pas", "Envoyé spécial" a fait le test (avec une maison… de poupées)

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Cyber-arnaques de vacances : "C'est hyper facile de mettre en ligne une maison qui n'existe pas", "Envoyé spécial" a fait le test (avec une maison… de poupées)
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France Télévisions

De la "villa de rêve" qui vous fait vivre un cauchemar jusqu'aux locations de vacances déjà occupées à votre arrivée, "Envoyé spécial" a fait le tour des arnaques via les petites annonces piégées par des escrocs du web. Dans cet extrait, nous allons voir qu'il est relativement simple de proposer à la location une maison... qui n'existe pas ! Notre journaliste a fait le test.

Pour cette démonstration, il faut un appareil photo et un décor qui fait illusion, ressemblant en tous points à une vraie maison de vacances. Il faut aussi une complice : celle de la journaliste d'"Envoyé spécial", c'est Micky, pharmacienne le jour, architecte pour maisons de poupées le reste du temps...

La journaliste a pour projet de photographier une maison de poupées puis de la mettre en ligne sur les grandes plateformes de location de vacances, afin de voir si l'annonce est validée par leurs services... et ainsi tester la fiabilité de leurs systèmes de contrôle.

Dans la maison normande à colombages choisie pour le test, il y a même un lave-vaisselle miniature ! Le résultat de la séance photo est parfait : on croirait entendre les mouettes... Les photos vont accompagner une petite annonce qui sera postée sur trois sites : Abritel, Airbnb, et Le Bon Coin. Tout est faux : la maison, son adresse, et le statut de propriétaire de la journaliste.

L'algorithme saura-t-il repérer la supercherie ?

En dix minutes seulement, la petite annonce est publiée. Aucun acte de propriété n'est demandé, aucun justificatif de domicile pour vérifier l'adresse ou localiser la maison. "Donc c'est vraiment hyper facile de mettre en ligne une maison qui n'existe pas, ou qui existe mais qui appartient à quelqu'un d'autre et dont on n'est pas le propriétaire..." s'étonne la journaliste.

Comme justificatif d'identité, Le Bon Coin se contente d'une adresse mail ; Abritel d'un relevé d'identité bancaire et d'un numéro de téléphone. Seul Airbnb procède à quelques vérifications, et demande au futur "hôte" une photo en selfie pour la comparer avec celle du passeport qu'il a fournie. Ce dispositif va-t-il résister au test d'"Envoyé spécial" ?

Joignons un passeport d'homme à un selfie de femme, pour voir... Surprise : ça passe ! L'identité de la fausse propriétaire est validée par le site. Il est vrai que ses conditions d'utilisation précisent que "cette procédure n'a pas valeur de cautionnement des hôtes ou des voyageurs, et ne garantit pas l'identité des utilisateurs"...

Extrait de "Vacances : alerte aux cyber-arnaques", un reportage diffusé dans "Envoyé spécial" le 2 septembre 2021.

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