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Viande de cheval : quatre autres filières identifiées par le gouvernement

Le scandale de la viande de cheval rebondit. Le ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon a annoncé mardi soir que le gouvernement avait identifié quatre filières, en plus de celle passant par l'entreprise Spanghero, ayant conduit à inclure du cheval dans de la viande de bœuf. "Il est possible qu'il y en ait d'autres" affirme même le ministre.
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Radio France
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  (Maxppp)

Il n'y avait donc pas que Spanghero. L'entreprise de Castelnaudary, dans l'œil du cyclone depuis le déclenchement du scandale, n'était pas la seule au coeur de la filière ayant conduit à inclure de la viande de cheval dans des produits cuisinés vendus comme contenant du bœuf en France.

"Nous avons identifié quatre nouveaux circuits [...] il est possible qu'il y en ait d'autres." (Benoît Hamon)

Le ministre délégué à la Consommation s'exprimait lors d'une conférence de presse au Parlement européen de Strasbourg.

Parmi ces quatre "nouveaux circuits" , le fabricant de corned-beef Covi, basé dans les Deux-Sèvres, et Gel Alpes, fournisseur de William Saurin et Panzani, soit deux entreprises ayant déjà annoncé avoir détecté de la viande de cheval dans leurs produits. La présence de cheval est marginale dans les deux autres cas, a précisé Benoît Hamon. Dans ces deux cas également on retrouve la trace de Draap Trading, le trader néerlandais qui fournissait de la viande roumaine à Spanghero.

Pas de preuves de tromperie

Le ministre a immédiatement éclairci une interrogation : selon lui, ses services ne disposent pas d'éléments prouvant une éventuelle tromperie. Les deux entreprises pourraient même être "victimes" dans cette affaire.

Par ailleurs, Benoît Hamon a indiqué que des tests ADN avaient été pratiqués, comme prévu, sur des échantillons de plats cuisinés dans des magasins. De neuf tests positifs sur dix lors de la première série d'analyses, le taux a baissé à deux sur quarante lors de la deuxième phase. Selon le ministre, "plus on fait des tests, moins on trouve de cheval, c'est encourageant" .

Mais Benoît Hamon prévient également que "la crise n'est pas finie [...] Elle ne sera terminée que lorsque nous aurons changé les règles du jeu et que le consommateur pourra de nouveau avoir confiance dans ce qui est dans son assiette" .

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