Vallourec : un plan à 600 suppressions de postes en France
Le fabricant français Vallourec détient le titre de leader mondial du tube en acier sans soudure. Mais être le premier ne suffit pas, l'industriel veut se protéger des changements dans les secteurs du pétrole et du gaz, qui constituent ses principaux débouché. Le groupe est sous pression et son chiffre d’affaire a baissé de 17% au premier trimestre.
A la recherche d'un repreneur pour l'aciérie du Nord
Le plan de restructuration prévoit notamment la vente de l'aciérie de Saint-Saulve, dans le Nord. Elle emploie plus de 350 salariés. Si ces postes sortaient du périmètre de la société, ils ne seraient pas supprimés. Le groupe français se dit confiant dans la recherche d'un partenaire majoritaire.
Ailleurs en France, Vallourec prévoit en revanche la suppression de 600 emplois dans ses fabriques de tubes, soit 12% de son effectif dans l'hexagone. La direction serait aidée par la pyramide des âges pour éviter les licenciements secs.
Les annonces s'inscrivent dans un vaste plan concernant 2.000 suppressions d'emplois à travers le monde sur 23.000 emplois. Pour le président du directoire, l'activité du groupe subit des évolutions structurelles fortes. Tous ses marchés sont touchés. Il s'agit de l'énergie électrique et l'industrie automobile, mais surtout des secteurs du pétrole et du gaz. Les compagnies pétrolières révisent leurs investissements. Le phénomène s’est encore amplifié ces derniers mois par la chute de 50% du prix du pétrole.
Les syndicats ne sont pas surpris
Les organisations syndicales suivent évidemment l'actualité de ces derniers mois liée à la baisse des cours du ptérole. Georges Da Costa, représentant de la CFDT, se doute bien que "les marges de Vallourec sont en train de se réduire ". Il pointe aussi "des investissements au Brésil, qui ont coûté cher ".
De son côté, la CGT, par la voix de Phlippe Burette, s"inquiète de la chasse au repreneur pour l'usine nordiste de Saint-Saulve près de Valenciennes. "A qui l'usine va-t-elle être vendue " ? se demande-t-il. "Ils vont prendre notre savoir-faire et peut-être partir ailleurs ".
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