Cet article date de plus d'onze ans.

Une substance nocive retrouvée dans de la viande de cheval britannique

De la viande de cheval exportée en France contenait du phenylbutazone, un anti-inflammatoire impropre à la consommation par l'homme, selon des résultats divulgués jeudi par les autorités sanitaires britanniques. Les carcasses incriminées ont été détruites affirme le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.
Article rédigé par France Info
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Jean-Paul Pelissier Reuters)

Alors que l'Europe est
encore en train de chercher à remonter la filière dans le scandale de la viande de
cheval vendue pour du bœuf
, et qui a abouti au retrait de milliers de lots de
lasagnes, les autorités sanitaires britanniques viennent de soulever une nouvelle affaire mettant en cause de la viande de cheval.

Sur 206 carcasses de cheval testées par l'Agence de sécurité
alimentaire britannique
(FSA) entre le 30 janvier et le 7 février, huit ont
réagi positivement ; elles contenaient du phenylbutazone. Parmi ces huit
carcasses, six ont été exportées en France depuis l'abattoir de Taunton, dans l'ouest
de l'Angleterre. Car même si les Britanniques ne mangent pas de cheval, ils en exportent
quand même chez les autres.

Le phenylbutazone, qu'est-ce que c'est ?

Cet anti-inflammatoire, administré en principe aux chevaux
de course, est interdit à la consommation humaine, à cause d'un danger
potentiel pour la santé. Cependant, pas de panique affirment les autorités
sanitaires, il faudrait ingérer une quantité astronomique de viande de cheval
chaque jour pour contracter une éventuelle affection.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a répondu aux inquiétudes jeudi soir, en affirmant que les trois carcasses, pas six, en cause avaient été identifiées et "seront détruites" avant d'entrer dans la chaîne de consommation.

 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.