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Un sommet de la zone euro, qui doit amener une solution à la crise de la dette grecque, se tient à 13h à Bruxelles

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sont parvenus mercredi soir à une position commune sur un nouveau plan de sauvetage financier.Ils ont demandé à mi-parcours au président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, de venir les rejoindre, ce qui semble indiquer que le compromis trouvé par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy a son soutien.
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Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, le 20 juillet 2011 à Berlin, avant une rencontre préparatoire au sommet le de l'euro. (AFP PHOTO / ODD ANDERSEN)

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sont parvenus mercredi soir à une position commune sur un nouveau plan de sauvetage financier.

Ils ont demandé à mi-parcours au président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, de venir les rejoindre, ce qui semble indiquer que le compromis trouvé par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy a son soutien.

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a, lui, jugé très improbable jeudi l'introduction d'une taxe bancaire pour aider la Grèce et appelé à éviter un défaut de paiement du pays, qui ne peut être "exclu".

"Je ne pense pas qu'il y aura un accord à ce sujet", a déclaré M.Juncker, également Premier ministre du Luxembourg, à son arrivée au sommet des dirigeants de la zone euro à Bruxelles, à propos de l'idée d'une taxe sur les banques pour aider à financer un nouveau programme d'aide à Athènes.

L'accord franco-allemand conclu dans la nuit est "un préalable indispensable" à un compromis européen à Bruxelles sur un nouveau plan d'aide à la Grèce pour enrayer la crise en zone euro, a estimé jeudi la porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, qui est également ministre du Budget. "C'était évidemment un préalable. Ce ne sera pas suffisant: aujourd'hui, il faut encore convaincre nos partenaires et travailler ensemble avec nos partenaires", a déclaré Mme Pécresse, sur France 2.

La BCE est au coeur des différends entre Paris et Berlin sur les moyens de faire face à la crise de la dette en zone euro et en particulier de boucler un deuxième plan d'aide à la Grèce.

L'Allemagne insiste pour que les créanciers privés du pays -banques et fonds d'investissement- apportent cette fois leur contribution.

Mais les modalités d'une telle participation divisent profondément les Européens, et se heurtent à l'intransigeance de la BCE.

La Banque centrale européenne, soutenue par la France, est en effet très réservée car elle redoute que cela n'entraîne un "défaut de paiement" d'Athènes susceptible de provoquer un engrenage incontrôlable.

Concrètement, elle menace en cas de "défaut" du pays de ne plus accepter les obligations grecques comme garanties pour prêter de l'argent aux banques grecques ou à celles d'autres pays en Europe qui en détiennent. Ce qui obligerait les gouvernements à mettre la main à la poche pour renflouer tout le système.

s'est déclarée "très confiante" qu'une position commune sera trouvée, et quant aux chances d'obtenir de "bons résultats" à Bruxelles jeudi.

La veille la chancelière, sur laquelle tous les regards sont braqués, avait pourtant averti qu'il ne fallait pas s'attendre à "une avancée spectaculaire".

En Europe, la nervosité grandit face aux tergiversations persistantes. "Personne ne doit se faire d'illusion, la situation est très grave", a lancé solennellement le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso.

Voir :

>> Valérie Pécresse, invitée des "4 Vérités"

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