Un millier d'emplois menacés chez Altia

Le groupe, qui emploie 1.000 personnes en France, a placé en redressement judiciaire la quasi-totalité de ses 48 entreprises et plusieurs plans sociaux pourraient avoir lieu.

(La filiale Caddie sera fixée en septembre sur son sort © MAXPPP)

 Après les déboires de sa filiale de charriots Caddie, le groupe Altia, qui emploie environ 3.500 personnes dont 1.000 en France, vient de faire placer en redressement judiciaire la quasi-totalité de ses entreprises. Selon une source proche du dossier, il faudra s'attendre à une dizaine de plans sociaux au moins.

Deux de ses 48 entreprises ne sont pas concernées par la procédure : Normatec, un fabricant de pièces métalliques, et la holding Altia Finances. Les autres, qui opèrent dans les secteurs de l'aéronautique, de la plasturgie ou encore de l'automobile ne sont pas toutes en proie aux mêmes difficultés, mais certaines sont très vulnérables.

Caddie fixé à la mi-septembre

Parmi les entités les plus en danger, une entreprise qui fabrique des pièces pour les cabines de tracteurs. Cette entreprise possède trois sites en France, le plus important, basé au Mans, employant 142 personnes. Elle a jusqu'à fin août pour trouver un repreneur, ce qui s'annonce compliqué. Les autres entreprises concernées par la procédure collective de redressement ont jusqu'à fin septembre.

Quant à l'entreprise Caddie, placée en redressement judiciaire à la fin du mois de juin, elle aurait selon Bercy déjà trouvé un repreneur. L'entourage du ministre de l'Economie Arnaud Montebourg précise que des offres fermes devraient être déposées d'ici la mi-septembre. L'Etat est directement impliqué dans le dossier Altia, dont il possède 20% par le biais de la Banque publique d'investissement.

Altia en redressement : les explications d'Isabelle Raymond
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