Tunisie : plus de 6.000 annulations pour les départs en vacances de juillet

Suite à l'attentat qui a fait 38 morts à Sousse vendredi 26 juin, les agences de voyages sont submergées par les demandes d'annulation de séjours en Tunisie pour les départs au mois de juillet. Cela concernerait "entre 6.000 et 7.000 départs" affirme Jean-Pierre Mas, le président du syndicat des agences de voyages françaises.

(Les agences de voyages s'accordent en ne demandant aucun frais pour les reports ou les annulations des séjours en Tunisie, pendant une durée d'un an. © REUTERS / Zohra Bensemra)

Trois jours seulement après l’attentat de Sousse qui a causé la mort de trente-huit personnes, dont une majorité de touristes britanniques, les agences de voyages croulent sous les demandes d’annulation de séjours prévus en Tunisie pour juillet.

 

Un nouveau coup dur pour l’économie de la Tunisie, alors que les réservations estivales étaient déjà en recul de 40% après l’attentat du musée du Bardo à Tunis en mars 2015 qui avait tué 21 touristes.

 

"On estime les demandes de report pour les départs de juillet entre 75% et 80% des réservations ", affirme Jean-Marc Mas, le président des syndicats des agences de voyages françaises. Cela équivaut environ à "6.000 ou 7.000 départs ", ajoute t-il. 

                  

Jean-Pierre Mas, président du syndicats des agences de voyages: "On estime les demandes de report pour les départs de juillet entre 75% et 80% des réservations"
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Aucun frais pour ceux qui décident d'annuler leurs vacances

Jean-Marc Mas souligne que les vacanciers "se tournent vers des destinations qui sont 'non musulmane'"  . Il mentionne la Croatie, la Bulgarie "qui sont de la même gamme de prix que la Tunisie "  ainsi que l’Italie, la Grèce ou encore l'Espagne. 

"Il n’y a pas de frais pour ceux qui ont décidé de changer de destination puisque l’ensemble de la profession a décidé d’accepter des changements de destination ou des reports de voyage, pendant une durée d’un an ", déclare Jean-Marc Mas.  

                  

"Tout le marché de la dernière minute est fichu

Du côté des tour-opérateurs, le président du syndicat Seto, René-Marc Chikli, confie à l'AFP avoir observé 25 à 50% de demandes de changement de destination pour les réservations prises pour juillet, sur un total d'environ 50.000 dossiers.

Pour M.Chikli, "le mal le plus important, ce sont les non-réservations, tout le marché de la dernière minute est fichu. Quant aux touristes qui devaient partir en Tunisie sans passer par un voyage organisé, leurs vacances sont foutues car il n'y a pas d'annulation ou de remboursement possibles ". 

 

Le tourisme emploie en Tunisie environ 228.000 personnes, soit 7% de l'emploi national, et représente 15% du PIB si l'on inclut les activités qui en sont dérivées.