Vidéo Suppression de vols intérieurs courts en France : "On ira plus loin" que la seule fermeture des trois lignes, promet Clément Beaune

Publié
Article rédigé par
Radio France
Une mesure qui "n'est appliquée dans aucun autre pays en Europe et dans le monde", se félicite Clément Beaune.

"On ira plus loin" que la seule fermeture des trois lignes, promet jeudi 25 mai sur franceinfo Clément Beaune, ministre des Transports au sujet du développement des lignes ferroviaires comme alternative à l'avion. L'interdiction des lignes aériennes en cas d'alternative par une liaison ferroviaire de moins de 2h30 est entrée en vigueur, après la publication du décret mardi 23 mai au Journal officiel. Cette interdiction est prévue par la loi Climat et résilience du 22 août 2021.

Pour l'heure, trois lignes sont d'ores et déjà concernées : Orly-Bordeaux, Orly-Lyon et Orly-Nantes. Mais, dans les faits, la ligne Orly-Lyon est fermée depuis 2020 en raison du Covid, et fermeture en 2021 pour Orly-Nantes. Ce qui n'empêche pas le ministre de se féliciter de cette mesure qui "n'est appliquée dans aucun autre pays en Europe et dans le monde".

L'aéroport de Roissy n'est pas concerné. Face aux critiques, le ministre défend sa mesure : "Pour Roissy, le système est particulier parce que vous avez parfois besoin de prendre une correspondance", explique-t-il. "Quand vous êtes à Lyon et que vous voulez aller à Roissy, pour ensuite voyager au niveau international, c'est aussi important [de maintenir l'option de l'avion] pour développer les relations économiques avec une clientèle d'affaires". Clément Beaune "assume" donc ce positionnement "pour le développement économique" de ces grandes villes.

Si l'offre ferroviaire s'améliore, il y aura plus de suppressions

"Ça commence donc par trois lignes", reprend le ministre qui assure que cette "liste va être revue deux fois par an pour regarder si l'offre ferroviaire s'améliore". Clément Beaune explique que le "cadre négocié avec l'Union européenne et validé avec le juge - parce qu'il y a des principes constitutionnels de liberté d'entreprendre - c'est pour trois ans". Il faudra donc attendre cette durée avant de pouvoir "revoir ce cadre" et donc "tous les six mois, il y aura une revue des offres ferroviaires et l'impact sur les lignes".

Mais pour que les offres ferroviaires s'améliorent, il faut investir. Le ministre s'est fixé l'ambition "d'améliorer les connexions ferroviaires pour que, de plus en plus, cette règle des 2h30 aboutisse à fermer des lignes aériennes". Pour l'heure, la France compte "800 TGV et ils roulent tous, on n'en a pas dans le hangar", poursuit-il. Clément Beaune ne s'interdit pas de "peut-être durcir progressivement la règle des 2h30 pour l'amener, par exemple, à 3h". "Ce n'est pas un gadget", affirme le ministre qui "espère que plusieurs pays européens suivront cette mesure".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.