VIDEO. Pourquoi un blocus des agriculteurs à Paris ?

Des tracteurs ce jeudi sur le périph' parisien... mais aussi des camions, des chevaux. Et une distribution de pommes. Deux syndicats agricoles ont appelé à un blocus de la capitale ce 21 novembre. Quelles sont leurs revendications ? 

Rencontre avec l'un des fers de lance de la constestation, Grégoire de Meaux, céréalier en région parisienne et président des Jeunes Agriculteurs d'Ie-de-France. Ce sont eux qui, avec la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles d'Ile-de-France, appellent à bloquer l'accès à la capitale ce jeudi 21 novembre. Leur mot d'ordre : la lutte contre la pression ficale - et en particulier l'écotaxe. 

Leur vraie cible : la future répartition des subventions européennes, qui donnera la priorité aux éleveurs sur les céréaliers, majoritaires en Ile-de-France. Ces derniers manifestent donc ce jeudi 21 novembre - sans le soutien de leur fédération nationale, qui se dit "plutôt satisfaite d'une PAC (politique agricole commune) qui va miser davantage sur les hommes que sur les hectares en accompagnant davantage le renouvellement des générations". Quant à la Confédération paysanne, elle n'approuve clairement pas cette manifestation. Son porte-parole, Jacques Procher, pourtant céréalier lui aussi, appelle à "faire part égale pour tout le monde" : 72.000 euros, c'est la moyenne des revenus pour un céréalier en 2012, contre 15.400 pour un producteur de viande bovine... c'est cet écart que le gouvernement veut réduire, en redistribuant les aides.

Les aides directes aux agriculteurs constituent l\'essentiel des subventions agricoles européennes. Parfois mal utilisées, elles réservent quelques surprises.
Les aides directes aux agriculteurs constituent l'essentiel des subventions agricoles européennes. Parfois mal utilisées, elles réservent quelques surprises. (MYCHELE DANIAU / AFP)