Un Boeing d'Air France perd une pièce de 60 kg au-dessus de Shanghai

Une plaque de métal a traversé le toit d'une usine après une chute de près de 4 000 mètres. Par chance, aucune victime n'est à déplorer.

Un Boeing 777 d\'Air France au-dessus de l\'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, en février 2012.
Un Boeing 777 d'Air France au-dessus de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, en février 2012. (CHRISTOPHE LEHENAFF / PHOTONONSTOP / AFP)

Une plaque de métal de 60 kilos qui tombe de l'avion peu après son décollage : l'accident aurait pu être gravissime, il n'a heureusement fait aucune victime. Lundi dernier, un Boeing 777 d'Air France reliant Shanghai à Paris décolle. Quelques minutes plus tard, un morceau lié au train d'atterrissage se désolidarise de l'appareil et entame une chute de 3 700 mètres, relate dimanche 19 juillet le journal hongkongais Sunday Morning Post.

La pièce a traversé le toit d'une usine de la banlieue de Shanghai, tandis que l'avion a pu continuer son vol vers Paris sans problème. Le constructeur aéronautique américain, qui assure que l'incident n'a fait aucun blessé, a indiqué avoir diffusé un avertissement auprès des compagnies aériennes.

Boeing se veut rassurant

Un porte-parole du groupe américain précise que la plaque métallique ne faisait pas partie du mécanisme du train d'atterrissage en tant que tel, mais qu'il s'agissait d'une des parties qui s'ouvre pour lui permettre de rentrer ou sortir. "Nous coopérons vraiment étroitement avec nos clients et avons fourni des directives sur la façon de faire l'entretien nécessaire", a-t-il précisé.

Boeing a publié un bulletin de service à destination des compagnies aériennes expliquant les mesures à prendre, et dit avoir effectué des changements pour les appareils qui sortent de ses usines. Le problème, lié aux fixations qui tiennent la plaque en place, "n'affecte pas l'intégrité du train d'atterrissage ni la sécurité du vol", assure Boeing, dont 1 100 exemplaires de son modèle 777 sont en service à travers le monde.