Transports publics : les collectivités locales demandent plus de moyens au gouvernement

Le Groupement des autorités responsables de transport demande plus d'équité entre l'Ile-de-France et les autres régions.

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France Télévisions
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Le tramway de Brest (Finistère) en avril 2015. (YANNICK LE GAL / ONLY FRANCE / AFP)

Le Groupement des autorités responsables de transport (Gart), qui réunit des collectivités locales, appelle l'Etat à faire plus pour les transports publics, jeudi 1er avril. L'organisation critique notamment la dernière enveloppe de 450 millions d'euros prévue pour les infrastructures, estimant que "le compte n'y est pas".

La loi issue du Grenelle de l'environnement avait prévu que l'Etat investisse en dix ans 2,5 milliards d'euros dans les projets de transports en commun en site propre des agglomérations hors de l'Ile-de-France avant 2020. Si le gouvernement a bien lancé un quatrième appel à projets, ouvrant la voie à l'attribution de subventions aux collectivités, il n'est doté que de 450 millions d'euros. Il manque, selon le Gart, 400 millions d'euros pour atteindre les objectifs fixés par l'Etat.

"Même pas trois kilomètres de métro"

"Ces 450 millions, ça ne fait même pas trois kilomètres de métro à l'échelle de la France", a raillé le président (EELV) de la métropole de Lyon, Bruno Bernard, premier vice-président du Gart, lors d'une visioconférence de presse. Pour lui, "les transports en commun sont les oubliés du plan de relance".

Concernant le financement des transports publics, Louis Nègre, Président du Gart, et maire (LR) de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) appelle de ses vœux "une loi de programmation qui permette sur un mandat, c'est-à-dire au moins cinq ans, d'avoir une visibilité". Le gouvernement a confié une mission sur le financement des transports publics à l'ancien député-maire de Caen (PS) Philippe Duron.

Le Gart demande à ce que l'Ile-de-France et les autres régions de France soient traitées de manière équitable par l'Etat, alors que les revenus des autorités organisatrices ont fortement chuté à cause de la crise sanitaire.

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