Fumeurs de crack à Paris : un tunnel d'une gare RER évacué

Un campement avait "pris de l'ampleur depuis juillet" et accueillait "jusqu'à une centaine de personnes", a expliqué la préfecture de police, qui s'inquiétait notamment du "risque d'incendie" dans ce tunnel.

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L'entrée de la station SNCF Rosa Parks, à Paris, le 6 février 2016.  (THOMAS SAMSON / AFP)

Une centaine de sans-abri, dont de nombreux consommateurs de crack, ont été délogés jeudi 3 septembre par la police d'un tunnel de la gare RER Rosa Parks à Paris, qui était devenu depuis deux mois un repaire pour le trafic.

A partir de 7 heures, 86 personnes ont été évacuées, selon la préfecture de police. Les fumeurs de crack et de nombreux migrants ont défilé dans le calme à la sortie du tunnel, rempli de détritus et d'abris de fortune, a constaté sur place un journaliste de l'AFP.

La plupart ont été dispersés dans le quartier, sans solution de relogement. Une trentaine de places d'hébergement étaient ouvertes, selon la préfecture, mais aucun dispositif n'était prévu pour orienter les sans-abri.

Vols, agressions et prostitution

Modeste au départ, ce campement a "pris de l'ampleur depuis juillet" et accueillait "jusqu'à une centaine de personnes", a expliqué la préfecture de police, qui s'inquiétait notamment du "risque d'incendie" dans ce tunnel.

Chassés du terrain vague surnommé la "Colline du crack" fin 2019, puis de la porte d'Aubervilliers, nombre de toxicomanes habitués à errer dans le nord de Paris avaient trouvé là un nouveau refuge. Le trafic s'accompagnait de vols, d'agressions et de prostitution, au désespoir des riverains excédés.

La préfecture espère "mettre un terme définitif" à cette situation. Les effectifs policiers doivent être renforcés dans le quartier pour empêcher toute réinstallation dans les prochains jours. La SNCF doit ensuite sécuriser le site avec des vigiles, avant des "travaux lourds" pour murer les accès au tunnel.

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