Ile-de-France : les métros et les RER en souffrance à huit mois des Jeux olympiques

Dans le métro, cinq lignes affichent une ponctualité inférieure à 85% aux heures de pointe.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des passagers attendent la ligne 6 du métro de Paris, le 27 octobre 2023. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La pression monte pour les transports franciliens. Avec cinq lignes de métro et trois RER "en grande difficulté" au mois d'octobre, Ile-de-France Mobilités (IDFM) a tiré la sonnette d'alarme, mardi 5 décembre, à un peu moins de huit mois des Jeux olympiques. Valérie Pécresse, présidente d'IDFM, "rappelle à la RATP la nécessité de remonter la pente et de réussir à faire rouler l'ensemble des trains commandés", a indiqué fermement l'autorité organisatrice des transports dans un communiqué.

Dans le métro, cinq lignes affichent une ponctualité inférieure à 85% aux heures de pointe. Cela se traduit par des métros et des quais bondés et des conditions de trajet très dégradées pour les voyageurs sur les lignes 3, 6, 7, 8 et 13. L'augmentation du nombre de malaises voyageurs en raison de l'affluence est même responsable de 10% des trains supprimés sur la ligne 7. Les taux d'irrégularité affichés sur ces cinq lignes "n'existaient pas avant le Covid", déplore IDFM. 

L'indisponibilité des conducteurs mise en cause

Le RER n'est pas en reste. Les lignes B – partiellement exploitée par la RATP – et D – SNCF – sont, elles aussi, considérées comme "problématiques", avec 85% de ponctualité. IDFM a d'ores et déjà annoncé qu'elle indemniserait certains usagers à hauteur d'"un mois de pass Navigo". "Pour le RER C, les résultats sont inférieurs aux objectifs, mais en redressement", selon IDFM. Les trains régionaux s'en sortent mieux avec des résultats plutôt conformes aux objectifs fixés par IDFM, à l'exception de la ligne P et de la ligne R.

Ces résultats sont une mauvaise nouvelle pour la région. Il y a une semaine, les autorités, à commencer par Valérie Pécresse et le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, n'avaient pourtant pas mâché leurs mots pour critiquer la sortie de la maire de Paris, Anne Hidalgo, sur l'impréparation des transports en vue des JO. Mais le discours a depuis changé du côté d'IDFM, puisque plusieurs problèmes sont mis sur la place publique, notamment "l'indisponibilité des conducteurs" et les difficultés liées au recrutement d'opérateurs chargés de la maintenance.

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