SNCF : "une grève reconductible se dessine" en décembre, prévient la CGT

"Il y a un phénomène de ras-le-bol généralisé", explique le dirigeant du premier syndicat de la compagnie ferroviaire dans un entretien au "Parisien", vendredi.

Des voyageurs à la gare de Lyon, à Paris, le 20 octobre 2019.
Des voyageurs à la gare de Lyon, à Paris, le 20 octobre 2019. (DENIS MEYER / HANS LUCAS / AFP)

"Une grève reconductible se dessine à la SNCF" à partir du 5 décembre, date de la mobilisation contre la réforme des retraites. C'est l'avertissement du secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, dans un entretien au Parisien, vendredi 1er novembre.

"Il y a un phénomène de ras-le-bol généralisé", estime le dirigeant du premier syndicat de la compagnie ferroviaire. Une déclaration qui intervient alors que Jean-Pierre Farandou a pris, vendredi, les rênes de l'entreprise, sur un terrain social miné. "Il va falloir qu'il écoute, qu'il entende et qu'il apporte des solutions en matière d'emplois, de salaires et sur l'avenir des métiers", ajoute le dirigeant cégétiste en parlant du nouveau patron de la SNCF.

Plusieurs réunions prévues en novembre

La CGT Cheminots, l'Unsa ferroviaire et Sud Rail se sont déjà donné rendez-vous le 5 décembre contre la réforme des retraites, qui prévoit l'instauration d'un système "universel" par points et menace le régime spécial de la SNCF. Pour l'instant, la CGT Cheminots ne s'est pas officiellement prononcée pour un mouvement reconductible, contrairement aux deux autres syndicats. Mais le spectre d'une grève reconductible chemine. "On va attendre que nos instances se réunissent les 7 et 8 novembre et décident", précise Laurent Brun, évoquant également une rencontre "le 14 novembre avec les autres syndicats de la SNCF".

Pour le secrétaire général de la CGT Cheminots, le gouvernement "peut empêcher" la grève interprofessionnelle du 5 décembre "en disant : 'Ma réforme par points, je la remets en cause'". Pour "la suite du 5 décembre", il faudrait des "concessions importantes", poursuit-il, citant un éventuel report de la fin de l'embauche au statut de cheminot –prévue dès 2020–, qui "serait un geste fort".