SNCF : le trafic revient progressivement à la normale, les Intercités et les TER toujours perturbés

Pour les TGV et les Ouigo, le trafic est normal, lundi. Mais des problèmes persistent : deux Intercités sur trois circuleront et trois TER sur quatre rouleront.

Des voyageurs à la gare de Lyon, à Paris, le 20 octobre 2019.
Des voyageurs à la gare de Lyon, à Paris, le 20 octobre 2019. (DENIS MEYER / HANS LUCAS)

Le trafic SNCF revient progressivement à la normale, lundi 21 octobre, après le "mouvement social inopiné" qui a débuté vendredi. Pour les TGV et les Ouigo, le trafic sera normal, lundi. Mais des perturbations subsistent : deux Intercités sur trois circuleront et trois TER sur quatre rouleront, selon la SNCF qui écrit dans un communiqué qu'"une amélioration en cours de journée" est attendue pour les TER. En Ile-de-France, les Transiliens circuleront normalement.

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a rappelé dimanche soir sur franceinfo que les billets seraient remboursés "à 100%", précisant que cela concernait aussi ceux normalement non remboursables. Il a annoncé la mise en place rapide d'un fonds d'indemnisation d'un million d'euros pour les voyageurs qui ont subi "des dommages exceptionnels", notamment ceux qui ont dû acheter d'autres billets de transport ou se loger à l'hôtel.

Le conflit perdure entre syndicats et direction

La situation s'améliore mais le conflit entre syndicats et direction sur les "problèmes de sécurité" continue. Les syndicats contestent toujours le fait que des conducteurs soient seul à bord de certains trains, évoquant des risques de sécurité pour les voyageurs. Ils pointent aussi des problèmes de sécurité spécifiques à l'engin accidenté, un autorail grande capacité (AGC).

Lors d'une réunion dans la nuit de vendredi à samedi, la direction a mis sur la table trois propositions qui n'ont pas satisfait les organisations syndicales : modification de "certains équipements" de l'AGC, mise en place de groupes de travail sur les procédures de sécurité "dans les jours qui viennent" et "accélération" des recrutements, a résumé Guillaume Pepy.

Les syndicats planchent sur la suite à donner au mouvement. L'Unsa (deuxième syndicat SNCF) doit organiser des réunions en interne dès lundi "pour décider de la stratégie à adopter", a souligné Didier Mathis, son numéro un. Mais il écarte d'emblée l'idée de déposer un préavis de grève pour défendre ce dossier. SUD-Rail (troisième syndicat) "va continuer de soutenir les cheminots qui vont exercer le droit de retrait car la direction ne propose rien de concret pour la sécurité", selon Julien Troccaz. La CGT (premier syndicat) a appelé à participer "massivement" à la journée d'action du 5 décembre contre la réforme des retraites, en y joignant "les sujets d'entreprise, notamment la sécurité".