Cheminots SNCF / Gouvernement : le bras de fer continue

Peut-on vraiment parler d'une grève sauvage à la SNCF ? Y aura-t-il des sanctions prises à l'égard des cheminots ?

France 2

Comment le week-end a-t-il pu tourner au cauchemar pour les voyageurs ? Comment un arrêt de travail à la suite d'un accident de train avec un seul agent à bord a-t-il pu tourner au bras de fer avec le gouvernement ? "Les agents ont exercé leur droit de retrait sur l'ensemble du territoire", indiquait Cédric Robert, membre de la CGT Cheminots. Le Premier ministre, lui, préférait parler de grève sauvage.

Un flou juridique autour du droit de retrait

Ce mouvement est illégal ? Le droit de retrait figure dans le Code du travail lorsqu'un salarié estime être confronté à "toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé." La notion de danger est un flou juridique. "On est dans une zone grise puisque chaque salarié qui est dans une situation similaire pourrait se considérer dans une situation de danger. Maintenant, on comprend la direction qui considère qu'il y a une forme de détournement, dans la mesure où il a un caractère massif et collectif", précise Maître Lionel Vuidard.

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Deux trains stationnés en gare de Toulouse Matabiau (Haute-Garonne) le 20 octobre 2019, au troisième jour d\'un mouvement social des cheminots qui font valoir leur droit de retrait, après un accident dans les Ardennes.
Deux trains stationnés en gare de Toulouse Matabiau (Haute-Garonne) le 20 octobre 2019, au troisième jour d'un mouvement social des cheminots qui font valoir leur droit de retrait, après un accident dans les Ardennes. (FREDERIC SCHEIBER / HANS LUCAS / AFP)