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Quelle sécurité dans les gares après les attentats de Paris ?

Comment assurer la sécurité des citoyens après les six attaques simultanées qui ont frappé Paris et Saint-Denis vendredi ? La question est dans toutes les bouches. Les lieux publics constituent des cibles privilégiées. Dans les gares parisiennes, des mesures de renforcement de la sécurité ont été prises, ce qui ne rassure pas totalement les voyageurs.
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Radio France
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 (Des policiers en patrouille à la gare de l'Est à Paris, le 15 novembre 2015 © Maxppp)

Au lendemain des attaques multiples qui ont fait vendredi 129 morts à Paris et Saint-Denis, la sécurité est maximale dans la capitale, alors que l'État d'urgence a été décrété sur tout le territoire.

Parmi les sites particulièrement surveillés, les gares, où des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises, détaillées par le PDG de la SNCF. "D'abord le préfet de police a renforcé les effectifs de police et de gendarmerie qui patrouillent dans les gares. Le ministre de la défense a fait la même chose pour les effectifs militaires de l'opération Sentinelle ", a expliqué Guillaume Pépy.

La deuxième mesure concerne le service de sécurité de la SNCF. "La surveillance générale est mobilisée avec la totalité des effectifs. Ils sont d'ailleurs très visibles en gares en tenue bleue avec marqué 'Sûreté SNCF' ."

Les mesures de sécurité renforcées détaillées par Guillaume Pépy, PDG de la SNCF
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Enfin, le rappel de Vigipirate et des précautions à prendre figure sur tous les panneaux. "On a retiré toutes les informations moins importantes que les informations de vigilance et de sûreté ". Sur tous les écrans d'information, on peut ainsi lire des messages "Alerte attentats", les mêmes appels à la vigilance dans les haut-parleurs, avec un numéro d'urgence, le 3117, si un voyageur est témoin d'une situation à risque.

Le PDG de la SNCF est venu visiter le centre d'appels de ce 3117 à deux pas de la gare du Nord, lundi matin. Une salle avec des dizaines d'écrans de vidéosurveillance. Là-bas, Guillaume Pépy a expliqué qu'il y avait un renfort, des contrôles, mais pas de fouilles systématiques, ce serait impossible.

Des voyageurs sur le qui-vive 

Dans ce contexte particulièrement anxiogène, les voyageurs rencontrés en Gare du Nord par notre journaliste sur place sont méfiants, sur le qui-vive. Pierre-Yves part pour Liège, en Belgique. Il a hésité avant de maintenir son voyage. Il n'est pas très serein au moment de monter dans le Thalys : "J'observe déjà un peu les personnes qui m'entourent. J'essaye de ne pas rester immobile, de bouger, de ne pas rester trop près d'un certain nombre de personnes..."

Une autre jeune voyageuse témoigne de son inquiétude. Elle voudrait plus de sécurité encore : "Je suis prête à montrer toutes mes affaires, ouvrir mon sac, même me faire fouiller je n'aurais pas de problème. Je pense que c'est un tournant dans notre vie quotidienne ."

A l'une des sorties de la gare, un registre de condoléances est installé. Les usagers écrivent quelques mots. Pas très loin, une jeune femme s'est installée au piano, un peu de douceur dans une atmosphère assez lourde. 

La gare du Nord sous tension | Reportage de Mathilde Lemaire
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