Hausse des carburants : Facebook dément supprimer des événements qui appellent au blocage le 17 novembre

Après l'annulation d'événements prévus à Toulouse, Rodez ou La Rochelle, plusieurs internautes ont crié à la "censure". Le réseau social dément.

Plusieurs événements appelant à organiser des blocages pour protester contre la hausse des prix du carburant ont été supprimés de Facebook.
Plusieurs événements appelant à organiser des blocages pour protester contre la hausse des prix du carburant ont été supprimés de Facebook. (GREG LOOPING / HANS LUCAS / AFP)

Quelques suppressions et une rumeur tenace. Plusieurs internautes ont crié à "la censure" sur Facebook, après la disparition d'appels au blocage des routes ou aux opérations escargot, le 17 novembre, contre la hausse des prix du carburant. Alors même que de nombreux événements similaires restent accessibles sur le réseau social, comme celui prévu à Paris. A l'origine de cette rumeur, la disparition de quatre événements à Toulouse (Haute-Garonne), Rodez (Aveyron) et La Rochelle (Charente-Maritime), rapporte lundi 29 octobre Actu.fr.

Capture d\'écran d\'un message dénonçant la \"censure\" supposée de Facebook sur les événements appelant à organiser des blocages contre la hausse des carburants.
Capture d'écran d'un message dénonçant la "censure" supposée de Facebook sur les événements appelant à organiser des blocages contre la hausse des carburants. (FACEBOOK)

"Le créateur de l'événement a reçu une notification de Facebook comme quoi l'événement avait été signalé et qu'il allait être examiné. Il a été supprimé juste après", explique à franceinfo Thomas Leroyer, l'un des administrateurs d'un des deux événements toulousains supprimés. "Je ne crie pas au complot, mais je pense que c'est possible que Facebook ait supprimé l'événement", par peur du "mécontentement populaire", confie ce boulanger de 26 ans. Il reconnaît cependant qu'il n'a pas de "preuve" et qu'il est "possible" que la suppression vienne d'un autre administrateur.

Contacté par franceinfo, Facebook France assure qu'il n'y a eu aucune intervention sur les quatre événements repérés par Actu.fr. Trois ont été annulés par l'un des administrateurs, un autre a été supprimé avec le profil de son créateur, assure-t-on. Le réseau social rappelle que seuls les contenus qui contreviennent aux "standards de la communauté" sont susceptibles d'être supprimés : violence, discours incitant à la haine, exploitation sexuelle des enfants, harcèlement...