Plus d'un conducteur français sur deux a déjà perdu des points

Selon un sondage réalisé pour "Le Parisien", trois Français sur quatre ont tous leurs points sur leur permis, mais plus de la moitié en ont déjà perdu.

Selon un sondage publié le 9 juin 2014, 53% des conducteurs français ont déjà perdu des points sur leur permis de conduire.
Selon un sondage publié le 9 juin 2014, 53% des conducteurs français ont déjà perdu des points sur leur permis de conduire. (MYCHELE DANIAU / AFP)

Les Français, élèves modèles au volant ? Pas vraiment. Plus d'un Français sur deux (53%) ayant son permis de conduire a déjà perdu des points, le plus souvent pour de petits excès de vitesse, selon un sondage OpinionWay publié par Le Parisien lundi 9 juin. Ce sondage souligne que "plus on conduit, plus on perd de points". Ainsi, les "gros rouleurs", qui font plus de 20 000 kilomètres par an, sont 69% à avoir perdu des points sur leur permis, contre 58% pour ceux qui font 10 000 km par an, et 40% pour ceux qui parcourent moins de 5 000 km annuellement.

Les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h par rapport à la vitesse autorisée représentent la majorité des dernières infractions sanctionnées (71%), loin devant les excès de vitesse supérieurs ou égaux à 20 km/h (11%) ou l'usage d'un téléphone tenu à la main (3%). Ceux qui perdent le plus leurs points de permis sont surreprésentés parmi les seniors (62% des 65 ans et plus), les professions indépendantes (artisans, commerçants, chefs d'entreprise, 62%) et les catégories sociales supérieures (59%).

Malgré tout, 75% des titulaires de permis ont tous leurs points. Il est en effet possible de récupérer des points dans un délai de six mois à trois ans, selon les infractions. "Cela prouve bien que l'on n'est pas dans un système répressif", déplore Philippe Poinsot, président de l'association de victimes de la route Marilou, cité par Le Parisien. Finalement, sur les routes, trois Français sur quatre circulent aujourd'hui avec 12 points inscrits sur leur permis de conduire.

Sondage réalisé par internet auprès de 5 818 personnes, du 18 au 31 mars, selon la méthode des quotas.