Paris : une rame de métro automatique ne s'est pas arrêtée pendant trois stations

Mardi soir, une rame de la ligne 1, automatique, n'a pas marqué l'arrêt sur trois stations d'affilée. La RATP assure qu'il n'y a pas eu de risque pour la sécurité des passagers. L'Unsa demande la tenue d'une séance de la commission santé sécurité pour examiner l'incident.

La premiere navette automatique, sur la ligne 1 du métro parisien, en novembre 2011.
La premiere navette automatique, sur la ligne 1 du métro parisien, en novembre 2011. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Aux alentours de 21h50, une rame de la ligne 1 du métro parisien, automatique, n'a pas marqué l'arrêt sur trois stations d'affilée mardi 17 septembre : Concorde, Champs-Élysées Clémenceau et Franklin D. Roosevelt, avant de s'arrêter à la station George V, a appris franceinfo mercredi. La RATP a lancé une analyse technique détaillée, mais assure déjà qu'il n'y a pas eu de risque pour la sécurité des passagers. Le premier syndicat de la RATP, l'UNSA, demande la tenue d'une séance de la CSSCT, la commission santé sécurité pour examiner l'incident.

L'incident est dû à une erreur humaine

À l'origine de cet incident, une "disjonction d'intensité" survenue vers 21h35 à la station Palais Royal. Cet incident électrique, qui provoque une détonation et des étincelles, a entraîné une interruption momentanée du trafic. Une rame qui était alors stationnée à Concorde a "mal réagi" et n'a pas redémarré, selon la RATP.

Un agent a dû reprogrammer toutes les rames automatiques pour rétablir le trafic. Mais il a mal reprogrammé l'une d'elles, il l'a programmée comme si elle ne transportait pas de voyageurs. C'est pour ça qu'elle n'a pas marqué l'arrêt à trois stations.

L'anomalie a été détectée par le système de sécurité, d'où l'arrêt de la rame avant l'arrivée à la station George V. La rame n'aurait pas pu en percuter une autre devant elle, affirme la RATP qui présente ses excuses aux voyageurs.