Ouverture des TER à la concurrence : la RATP s'allie à Getlink, l'exploitant du tunnel sous la Manche

Le Grand Est, les Hauts-de-France et Paca devraient ouvrir certaines de leurs lignes à la concurrence dès 2020. 

Un métro à la station du Père Lachaise, à Paris, le 12 octobre 2019.
Un métro à la station du Père Lachaise, à Paris, le 12 octobre 2019. (AMAURY CORNU / HANS LUCAS / AFP)

La RATP et Getlink, exploitant du tunnel sous la Manche, ont annoncé, vendredi 22 novembre, la création d'une société commune pour répondre aux appels d'offres que lanceront les régions dans le cadre de l'ouverture des trains express régionaux (TER) à la concurrence.

Cette société nouvelle est détenue à 55% par la RATP (via sa filiale RATP Dev, opérateur de transports publics hors d'Ile-de-France) et à 45% par Getlink (ex-Eurotunnel). Elle va d'abord concentrer ses efforts sur les Hauts-de-France et le Grand Est où les deux groupes sont actifs, ont indiqué les deux partenaires dans un communiqué commun. Ce partenariat n'est pas exclusif, a précisé la RATP.

Des appels d'offres à partir du 3 décembre

Les deux groupes mettent en avant une "complémentarité stratégique". La RATP est spécialisée dans l'exploitation et la maintenance du transport de voyageurs, avec le RER parisien et des activités ferroviaires en Afrique du Sud et en Italie. De son côté, l'activité de Getlink couvre l'exploitation d'infrastructures, la gestion de services ferroviaires dans le tunnel sous la Manche et des trains de marchandises.

Les régions, qui organisent et financent les TER, pourront passer des appels d'offres à partir du 3 décembre pour choisir –ou non– un exploitant alternatif à la SNCF. Le Grand Est, les Hauts-de-France et Paca devraient se lancer dès 2020 pour certaines lignes. Le temps de préparer un éventuel changement d'exploitant, les premiers "trains de la concurrence" ne sont pas attendus avant 2022.