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Montebourg : "PSA Peugeot Citroën restera française"

L'avenir de PSA Peugeot Citroën, bien que flou, est en passe de se préciser. L'entreprise française, dont les résultats financiers sont inquiétants, étudierait sérieusement l'entrée au capital d'un constructeur chinois, Dongfeng. Celle-ci coïnciderait avec une augmentation du capital venant de l'Etat et ne devrait pas être supérieure à 30%. Arnaud Montebourg l'assure : PSA Peugeot restera française. 
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Radio France
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 (Reuters)

Lundi 14 octobre, les investisseurs en Bourse du groupe PSA Peugeot Citroën ont exprimé leurs inquiétudes face à aux troubles que traversent actuellement l'entreprise française. Cela s'est ressenti à la clôture du marché parisien : l'action de PSA a dégringolé de près de 9%. 

Les Chinois Dongfeng devraient entrer au capital

Une réaction claire aux rumeurs de presse de ces dernières semaines. Selon l'agence de presse Reuters, le constructeur automobile français, en grande difficulté financière, pourrait procéder à une augmentation de capital d'environ 3 milliards d'euros. 1,5 milliard serait apporté par l'Etat, mais la deuxième moitié viendrait de l'étranger : c'est le constructeur chinois Dongfeng qui ferait ainsi son entrée au capital de PSA Peugot Citroën. 

L'entreprise de Philippe Varin cherchait un allié pour financer son développement à moyen terme, et Dongfeng est un constructeur avec qui il dispose déjà d'une coentreprise en Chine. L'information a été confirmée la semaine dernière par le président de Dongfeng, Zhu Fushou, qui a affirmé que son groupe étudiait encore "la rationalité " d'une prise de participation dans PSA.

Peugeot restera française, selon Montebourg

Cette décision a de quoi surprendre puisqu'elle diluerait automatiquement le part de la famille Peugeot, qui s'élève aujourd'hui à 25% du capital et à 38% des droits de vote. D'autant qu'en 2012, le constructeur américain General Motors a déjà racheté 7% du capital de l'entreprise française. De quoi être inquiet ? Pas selon le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui assure : "PSA Peugeot Citroën restera une entreprise française ". 

C'est en tout cas ce qu'il a affirmé dans un débat "face aux lecteurs" du quotidien Le Parisien de mardi. "Donc pas de Chinois dans le capital de Peugeot ? ", rebondit l'un des participants. "Je n'ai pas dit ça. Je dis que l'entreprise restera en France et française  (...) PSA est une entreprise en très grave difficulté. L'objectif est que ce constructeur qui emploie 100.000 personnes en France se relance et embauche à nouveau. C'est possible ! ", a ajouté Arnaud Montebourg. 

Les syndicats ne veulent pas voir les usines fermer

L'entrée de 3 milliards au capital devrait rassurer la Bourse. Mais elle devrait continuer à inquiéter les salariés du constructeur automobile. En effet, l'arrivée de l'Etat et de Dongfeng dans le capital de Peugot Citroën dépendait en partie de l'adoption d'un "Nouveau Contrat social", en discussion depuis le printemps dernier. Celui-ci prévoit un gel des salaires et une flexibilité accrue en contrepartie de l'engagement de la direction à ne fermer aucun site. 

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Pour l'heure, seule la CGT a rejeté l'accord. La CFDT devrait se prononcer ce mardi, mais la majorité des syndicats s'est déclarée favorable à ce nouveau contrat social. A priori, tous les feux sont au vert pour l'entrée au capital de Dongfeng. Des nouvelles pourraient arriver demain 23 octobre, avec la publication des résultats financiers de PSA Peugeot Citroën. 

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