Les pilotes de Ryanair réclament une enquête sur la sécurité

Le Ryanair Pilot Group réclame une enquête de l'aviation civile irlandaise sur les conditions de sécurité au sein de la première compagnie européenne à bas coûts. Ils dénoncent un manque de transparence interne. De son côté; la direction souligne qu'aucun de ses passagers ou membres d'équipage n'a été tué en 29 ans d'existence et a demandé à Facebook et Twitter de supprimer les comptes du collectif de pilotes.

(Maxppp)

Les avions de Ryanair sont-ils sûrs ? D'après le Ryanair
Pilot Group (RPG), un rassemblement de pilotes qui tente de s'organiser en
syndicat, rien ne permet de l'assurer avec certitude. D'après une enquête menée
auprès d'un millier de commandants de bords et pilotes, 89 % estiment que la
politique de sécurité de la compagnie à bas coûts n'est pas transparente.

Par ailleurs deux pilotes interrogés sur trois affirment
qu'ils hésiteraient à signaler un éventuel problème à leur hiérarchie. D'après
un responsable de l'organisation, les trois quarts des pilotes de Ryanair
travaillent en contrat "zéro heure", c'est-à-dire sans véritable
temps de travail, ni salaire fixe. Le RPG précise avoir transmis son rapport à
l'aviation civile irlandaise pour obtenir une enquête officielle sur les
conditions de sécurité de Ryanair.

Comptes Facebook et Twitter suspendus

De son côté, la première compagnie européenne à bas coût
estime que les conclusions de l'enquête ont été "inventées" et que le
RPG "est dénué de toute indépendance, objectivité ou fiabilité". Signe que Ryanair n'a pas du tout apprécié l'initiative, la compagnie a demandé à Facebook et Twitter pour reprendre "le contrôle de toutes les pages Ryanair sur les réseaux sociaux pour empêcher que des trolls se fassent passer pour Ryanair ", d'après la presse irlandaise. 

"ll y a une volonté délibérée et orchestrée de faire taire la voix des pilotes de Ryanair" , s'insurge de son côté Evert van Zwol dans les colonnes de La Libre Belgique, le responsable du syndicat non reconnu, qui assure compter sur le soutien de 2.500 pilotes de la compagnie.

Pour le moment, l'Autorité de l'aviation irlandaise n'a pas
réagit à la demande d'enquête sur la sécurité à bord. L'an dernier, elle avait
exigé de la compagnie qu'elle revoit sa politique en matière de réserve de
carburant après l'atterrissage en Espagne de trois avions au bord de la panne
sèche
.